Coupe de France : 1982, premier sacre du PSG

Coupe de France : 1982, premier sacre du PSG©Media365
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Marie Mahé, Media365 : publié le mardi 18 mai 2021 à 13h20

En 1982, le Paris Saint-Germain remportait la première de ses treize Coupes de France. Une victoire acquise, en finale, contre Saint-Etienne, au terme de la séance de tirs au but (2-2, 6 tab 5).



1982, une année forcément spéciale pour le Paris Saint-Germain. En effet, c'est à cette époque que le club de la Capitale a officiellement ouvert son palmarès, en remportant la toute première Coupe de France de son histoire, devant plus de 46 000 supporters. Le 15 mai 1982, le PSG venait alors d'atteindre la finale de l'épreuve, ce qui ne lui était encore jamais arrivé. Face aux Parisiens, se dressait le Saint-Etienne de Michel Platini, qui comptait déjà six sacres dans la compétition. A cette époque, Platini jouait son tout dernier match avec les Verts, avant son départ en direction de la Juventus Turin. Un premier tournant a bien failli intervenir dès la 19eme minute de jeu. L'ailier gauche international yougoslave du Paris Saint-Germain Ivica Surjak a décidé de jouer rapidement un coup-franc et a même trouvé la faille. Il n'a alors pas eu le temps de célébrer cette ouverture du score puisque l'arbitre de la rencontre a tout de suite annulé ce but, dans la mesure où il avait demandé à ce que ce coup-franc soit indirect.

Égalité parfaite après les 90 premières minutes de jeu

A la mi-temps, le score était encore nul et vierge entre Parisiens et Stéphanois. Le club de la Capitale a finalement réussi à débloquer la situation, à l'heure de jeu. Après un centre de Surjak venu de la gauche, Nabatingue Toko, à la réception du ballon dans la surface de réparation, a contrôlé avant de fusiller le gardien de but adverse d'une puissante frappe. Saint-Etienne n'a ensuite pas vraiment pris le temps de tergiverser. Vingt petites minutes plus tard, les Stéphanois ont réagi. A un quart d'heure de la fin, Michel Platini a su profiter d'une déviation de la tête de Raoul Noguès pour égaliser. A l'issue des 90 minutes du temps réglementaire, les deux équipes étaient à égalité (1-1) et se sont donc ensuite dirigées vers la traditionnelle prolongation. Cette fois, c'est bien l'ASSE qui a frappé le premier pour renverser la situation, au niveau du tableau d'affichage, toujours grâce à Platini. Un véritable coup sur le tête pour les protégés de Georges Peyroche. Toutefois, ces derniers ont ensuite montré qu'ils avaient bel et bien de la ressource.

Le Président Borelli est allé embrasser la pelouse

Lors des toutes dernières secondes de la rencontre, « l'Ange Vert » Dominique Rocheteau a délivré les siens. A ce moment-là, le Parc des Princes était en totale ébullition et certains supporters ont même pénétré sur la pelouse. Même le Président Francis Borelli a escaladé les barrières mises en place pour l'occasion pour courir... embrasser la pelouse. La joie était totale mais le tableau d'affichage indiquait bel et bien que le score était de parité entre les deux formations. Par conséquent, il restait évidemment une séance de tirs au but à disputer. Un moment forcément redouté par tous, de part et d'autre. D'autant plus qu'avec l'envahissement du terrain, il a fallu attendre pas moins de 30 minutes avant que la finale de cette Coupe de France ne puisse reprendre enfin son cours. Comme lors des 120 premières minutes de jeu, cette séance a provoqué chez les supporters présents dans l'enceinte parisienne de multiples émotions. Alors que Patrick Battiston a ouvert les débats, Dominique Bathenay, le capitaine parisien, n'a pas tremblé, pour égaliser à 1-1, lorsque l'arbitre de la rencontre lui a demandé de retirer son tir au but, estimant alors que le portier adverse, Jean Castaneda, avait bougé.

Baratelli a eu le dernier mot face à Lopez

Jean-Louis Zanon a suivi et envoyé son ballon largement au-dessus. Mais là encore, Monsieur Vautrot a indiqué qu'il devait le retirer car Dominique Baratelli avait bougé. Zanon n'a pas loupé sa seconde chance (2-1). Renault, Rep, Rocheteau, Larios, Surjak, Platini, Fernandez... personne n'a tremblé. Le score était alors de 5-5 et la tension à son paroxysme. S'est avancé le défenseur stéphanois Christian Lopez. Ce dernier s'est élancé et a décidé de frapper plein centre. En face, Baratelli est parti sur son côté droit, mais il a eu le réflexe de mettre son pied droit en opposition, ce qui a suffi à stopper ce tir au but. Le ballon est parti bien loin du cadre, pour le plus grand bonheur de l'ensemble des Parisiens. Derrière, Jean-Marc Pilorget avait la balle du sacre au bout du pied. Sans trembler, le défenseur a offert le premier titre de son histoire au Paris Saint-Germain. Le premier d'une très longue série.

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