Mondial (F) : Les principales déclarations des Bleues après la victoire face à l'Islande

Mondial (F) : Les principales déclarations des Bleues après la victoire face à l'Islande ©Panoramic, Media365

Mathieu Warnier, Media365, publié le samedi 02 décembre 2023 à 22h15

Après un premier match brouillon contre l'Angola, les Bleues se sont rassurées face à l'Islande. Retrouvez les principales déclarations de Sarah Bouktit, Estelle Nze-Minko, Lucie Granier et Olivier Krumbholz à l'issue de la rencontre.


Sarah Bouktit (pivot de l'équipe de France)

« Je m'attendais à jouer il y a deux jours. Je n'ai pas eu le temps de jeu attendu donc j'avais beaucoup de frustration et j'attendais vraiment de rentrer sur le terrain pour évacuer un peu tout ça. J'avais vraiment hâte de faire mes premières minutes sur le terrain. J'ai eu de la chance que ça commence par un jet de sept mètres et que je l'ai marqué. Ça m'a tout de suite mise en confiance. Je suis super contente. Après, ça a déroulé. Les filles ont super bien commencé, il suffisait de continuer le travail. La deuxième mi-temps a été un peu plus poussive. Je trouve que, lorsqu'on commence un match en mettant dix buts d'écart rapidement et de conserver cette avance à la mi-temps, c'est difficile de remettre le même écart en deuxième période. En face, il y a aussi une équipe qui a beaucoup de fierté et de caractère, qui a envie de revenir très fort donc elles ont aussi défendu un peu plus fort et mieux en deuxième période. Je suis contente qu'on n'ait pas lâché. Il fallait vraiment qu'on finisse ce match avec un écart au score assez conséquent. C'est ce qu'on a réussi à faire donc c'est bien. On est à deux victoires chacune donc ça sera la finale du groupe. Notre objectif est forcément de gagner et de terminer à la première place. On avait aussi à cœur d'avoir une bonne différence de buts. C'est chose faite car neuf buts d'écart, c'est pas mal. Maintenant, on va essayer de battre la Slovénie pour arriver au Tour Principal avec tous les points possibles. »

Olivier Krumbholz (sélectionneur de l'équipe de France)

« On a été moins bons en deuxième mi-temps. Eux ont été nettement meilleurs. On avait décidé de leur fermer certains espaces et d'en laisser d'autres ouverts, notamment sur les extérieurs. Elles ont mieux joué. Je trouve qu'elles ont compris notre stratégie. Après, on a beaucoup tourné, on a cherché à économiser certaines joueuses et à en relancer d'autres. Cela montre qu'il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Par rapport à la réaction qu'on pouvait espérer au travers du début de match et des échecs qu'on a eus face à l'Angola, on a apporté une réponse de solidité. On a été brillants au début. De nouveau, on a mis beaucoup de profondeur en défense. Pauletta Foppa est une nouvelle fois bien entrée dans le match défensivement, elle a posé beaucoup de problème au milieu. Il ne faut pas vouloir toujours la perfection. C'est un bon match, on l'a gagné de neuf buts et on a vu de belles choses. Je leur ai dit à la mi-temps que, dans un championnat du monde, on travaille plus dans les matchs qu'à l'entraînement. Il fallait continuer à bosser et je pense que cette vidéo sera très intéressante. On reste encore par moments un petit peu fragiles alors que le chemin est tout ouvert. Il suffit de faire une feinte et de s'engager. Il y a peut-être encore un petit peu de stress. Les jets de sept mètres ont été très mal tirés. Il y avait de la place en haut. Grâce Zaadi a essayé un chabala mais elle ne l'a pas réussi. Les autres ont tiré à mi-hauteur, ce qui n'est pas du tout l'option. Ce sera à régler. »

Estelle Nze-Minko (arrière gauche de l'équipe de France)

« On a très vite monté les ballons, très vite défendu fort et on est parties vite au score devant. On avait vraiment envie de commencer fort. Pour nous, c'était important de montrer dès le début du match qu'on était dedans là où on avait eu la sensation d'être un peu moins stables face à l'Angola. C'était important pour tout le monde de lâcher les chevaux et de partir fort dans cette rencontre. A la mi-temps, on s'était dit d'enfoncer le clou, de rester stables, de continuer à travailler, qu'un différence de buts est possible à un moment ou à un autre, on ne sait jamais. On ne s'entraîne pas beaucoup et on va s'entraîner de moins en moins car on enchaîne les matchs. Il fallait continuer à travailler, à performer. La deuxième période a été un peu moins fluide. Elles nous ont proposé une défense en 1-5 qui a demandé un peu plus de temps pour trouver les courses et la distance. On a aussi pris quelques sanctions, on a été à une de moins un peu plus longtemps. On a peut-être été un peu moins dedans en défense. Mais, globalement, on a conservé l'écart. On est une équipe, aussi une bande de potes. Méline Nocandy a pris ses responsabilités pendant tout le match. C'étaient de bonnes situations, elle a simplement échoué au tir. Le premier but libère un peu. Je suis fière d'elle parce que c'est quand même courageux d'y retourner. C'est ce qu'il faut faire mais c'est parfois difficile dans la tête quand on enchaîne un duel sur le gardien qui est un peu compliqué. Je suis contente qu'elle ait marqué. Dans l'idée, on aimerait commencer tous les matchs de cette manière. Le match face à la Slovénie va arriver très vite. On va bien se préparer et essayer de récupérer un peu. »

Lucie Granier (ailière droite de l'équipe de France)

« On est contente parce qu'on voulait se rattraper après notre match contre l'Angola. On avait à coeur de faire une prestation un peu meilleure. Ce soir, je pense qu'on a avancé dans tous les secteurs de jeu. La défense c'est notre ADN, mais on a pu aussi bosser l'attaque placée et les montées de balle ce soir. Je dirais qu'on a emmagasiné plein de bonnes choses, plein de choses positives qu'on va sans doute pouvoir réutiliser dans les prochains jours. »

Sources : beIN Sports, Fédération Française de handball

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