Mondial 2019 (H) - Bleus : Nikola Karabatic ne se voit pas en sauveur

Mondial 2019 (H) - Bleus : Nikola Karabatic ne se voit pas en sauveur©Media365

Mathieu WARNIER, publié le samedi 12 janvier 2019 à 18h45

Arrivé ce samedi à Berlin pour intégrer l'équipe de France comme 18eme joueur, Nikola Karabatic assure ne pas se voir en « sauveur de la Patrie » après une entame de compétition difficile face au Brésil et veut surtout se mettre au service de ses coéquipiers de la meilleure manière possible.

Ce qui a longtemps été un fol espoir s'est matérialisé ce samedi à Berlin. A peine trois mois après une opération pour un hallux valgus au pied gauche, Nikola Karabatic a rejoint l'équipe de France pour prendre part au championnat du monde 2019 de handball. Le demi-centre international s'est confié en longueur à beIN Sports et a mis les choses au clair concernant son implication avec les Bleus, avec l'équipe au cœur de ses préoccupations. « J'espère être le plus vite possible opérationnel si, bien sûr, l'équipe en a besoin. Si l'équipe n'en a pas besoin, je serai dans mon rôle de 18eme joueur à être à fond derrière eux, à les supporter de la meilleure manière possible, confie le Parisien dans cet entretien. J'essaye d'être présent pour l'équipe et d'aider. Si je peux être sur le terrain pendant la compétition, ça sera un plus pour moi mais je me concentre d'abord sur mes sensations et sur l'équipe. Le plus important, c'est la performance de l'équipe. »


Karabatic : « Tout dépendait de mes sensations »


Dans la suite de cet entretien, Nikola Karabatic est revenu sur la manière dont s'est décidée ce retour avec les Bleus alors que sa convalescence est allée bien plus vite que prévu. Après avoir confirmé qu'il n'avait pas ménagé ses efforts pour réduire son absence au minimum, alors qu'on lui avait annoncé entre quatre et six mois d'inactivité suite à une opération lourde où les médecins ont dû fracturer cinq os de son pied gauche pour soigner cette blessure, le demi-centre international a assuré que la décision avait été prise avant les fêtes de fin d'année. « Le staff médical m'a dit que je pouvais être apte à faire du handball à la mi-janvier si ça continuait comme ça. Fin décembre, avant Noël, on est de nouveau allé voir le chirurgien pour avoir confirmation, pour lui demander s'il y avait un quelconque risque si je reprenais le handball plus tôt. Il nous a confirmé que non, que tout dépendait de mes sensations. J'ai repris le handball avec l'équipe 2 du PSG, j'ai pu m'entraîner normalement pendant une semaine. J'ai vu Didier Dinart et on a pris la décision que, si les dix premiers jours d'entraînement avec le PSG se passaient bien, il m'appellerait pour faire partie de l'équipe en 18eme joueur pour pouvoir m'entraîner avec l'équipe, reprendre des sensations avec eux et, dans le cas où tout allait bien, peut-être pouvoir jouer. »


Karabatic : « A la rescousse de rien du tout »


Mais, si Nikola Karabatic arrive au sein de l'équipe de France au lendemain d'une entame poussive face au Brésil, ce n'est pas un « sauveur » qui rejoint les Bleus, bien au contraire. Une arrivée qui a été un secret plus ou moins bien gardé par le staff de l'équipe de France, les joueurs n'ayant été prévenus, selon lui, que ce vendredi à la suite de l'entrée en matière face aux Sud-Américains. « En ce qui concerne le timing de mon arrivée, Didier Dinart l'a annoncé après le premier match et j'ai vu un petit peu partout 'Nikola Karabatic à la rescousse'... A la rescousse de rien du tout, tonne Nikola Karabatic On en avait discuté avec Didier Dinart, il m'avait laissé exprès la semaine avec le PSG pour voir comment mon pied évoluait lors des entraînements. Il m'avait dit qu'il m'incorporerait plus tard, après le premier match si tout allait bien et c'est pour ça qu'on n'a pas communiqué avant et qu'il ne l'a pas dit à l'équipe avant pour ne pas perturber l'équipe. Je viens à la rescousse de rien du tout. »


Karabatic : « On a évacué le stress de début de compétition »


Face au Brésil, les Bleus n'ont pas été à la hauteur dans le jeu, notamment lors d'une deuxième période brouillonne. Un match duquel Nikola Karabatic veut sortir du positif pour la suite du Mondial. « Le premier match, même si on ne l'a pas bien joué, on l'a gagné et c'était le plus important. On s'est sorti d'une situation difficile, où on ne jouait pas bien en attaque en deuxième période alors qu'on menait de cinq-six buts. On les a laissés revenir mais je pense que c'est une bonne chose car on a eu ce match compliqué, qui a été dur mais on l'a gagné, résume le demi-centre tricolore. On a évacué le stress de début de compétition et toute l'attente, l'impatience qu'il pouvait y avoir et maintenant, face à la Serbie, ça va être très difficile. Je pense qu'on doit faire un gros match et montrer qu'on fait partie des prétendants et qu'il y a une vraie différence de niveau. Ça ne va pas être facile mais je fais confiance à l'équipe. » Une deuxième sortie qui doit permettre aux Bleus d'enfin se mettre en place dans ce championnat du monde.

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