Mondial 2019 (F) - Bleues : Ayglon accuse le coup

Mondial 2019 (F) - Bleues : Ayglon accuse le coup©Media365
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Aurélien CANOT, publié le vendredi 06 décembre 2019 à 11h30

Remplacée par Gnonsiane Niombla à quelques heures du match face à l'Australie, l'expérimentée Camille Ayglon-Saurina (34 ans) ne cache pas qu'elle a reçu la nouvelle mardi dernier comme un uppercut.

Comme un boxeur envoyé au tapis. Même si elle semble commencer à s'en remettre, Camille Ayglon-Saurina (34 ans) ne cache pas ce vendredi alors que l'équipe de France jouera son avenir dans ce Mondial au Japon pendant midi face au Danemark (dernier match de la phase de poules pour les Bleues) qu'elle a accueilli la nouvelle de son remplacement comme un direct du droit au menton. « Je suis restée sonnée un petit moment », avoue dans des propos relayés par nos confrères de L'Equipe l'expérimentée (270 sélections) arrière française sur le site de la Fédération française de handball (FFH). Ayglon-Saurina, diminuée et décevante aux yeux de beaucoup, Olivier Krumbholz en tête probablement, sur les deux premières sorties des championnes du Monde et d'Europe, avait cédé sa place dans le groupe des titulaires à Niombla juste avant la troisième rencontre, face à l'Australie. Après-coup, le sélectionneur français avait laissé entendre que la joueuse de Nantes, handicapée par diverses blessures, n'était pas à son niveau sur ce début de tournoi.

Ayglon-Saurina : « Je n'ai pas perdu espoir, sinon je serais partie »

Un constat qui n'a pas choqué l'intéressé, même si elle pensait qu'elle bénéficierait d'une plus grande mansuétude. « Je pensais reprendre le rythme de la compétition au fur et à mesure, comme l'ensemble de l'équipe », explique Ayglon-Saurina, qui ne se cherche pas d'excuse pour autant, consciente « en arrivant ici de ne pas être au top de ce qu'(elle) pouvait faire. » Remplacée, « CAS » n'est pas écartée pour autant. Et depuis son nouveau statut de réserviste, elle continue de participer pleinement depuis cette décision de Krumbholz à la vie du groupe. « J'essaie d'apporter ce que je peux depuis ma position sur le terrain lors des entraînements. J'échange toujours autant avec les filles après les réunions et notamment en défense sur les stratégies. » En attendant d'éventuellement retrouver sa place. « Je n'ai pas perdu espoir, sinon je serais partie », assure la native d'Avignon, qui ne veut pas en rester là. « Je suis hyper motivée pour revenir encore plus forte. » A condition que les Bleues passent le premier tour ce vendredi.

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