Ligue des Champions (H) : Un Nantes-PSG qui promet, selon Nedim Remili

Ligue des Champions (H) : Un Nantes-PSG qui promet, selon Nedim Remili©Media365

Mathieu WARNIER, publié le jeudi 07 février 2019 à 09h05

Pour la reprise après le Mondial 2019, le PSG et Nantes s'affrontent ce jeudi en Ligue des Champions. Une rencontre qui, selon Nedim Remili, ne sera pas propice aux cadeaux entre internationaux français.

Moins de deux semaines après la finale du Mondial 2019, c'est déjà l'heure de la reprise pour les internationaux. Si, notamment, les Montpelliérains ont retrouvé le chemin des parquets en Coupe de France ce mercredi, pour les Parisiens et les Nantais, c'est en Ligue des Champions que les affaires reprennent. Les deux équipes qui ont fini derrière le MHB sur le podium continental la saison dernière se retrouvent ce jeudi au Palais des Sports de Beaulieu, à Nantes, pour une affiche au parfum particulier alors que des joueurs des deux équipes se sont côtoyés pendant plus d'un mois sous le maillot de l'équipe de France. Une reprise qui, à entendre Nedim Remili, arrive un petit peu trop tôt. « Disons que la machine est toujours en marche, mais on n'a pas eu le temps de faire la vidange. Là, ça va, mais à un moment, les articulations risquent de grincer un peu, confie l'arrière droit du PSG Handball dans un entretien accordé au quotidien Le Parisien. La complexité, c'est que toutes les échéances - Ligue des champions, Starligue, Final Four de Coupe de la Ligue et Coupe de France - arrivent très vite, juste au moment où le corps est le plus entamé. Imaginez que depuis début décembre, on a dû avoir dix jours de repos grand maximum. En deux mois, ça ne fait pas beaucoup. » Toutefois, l'ancien joueur de Créteil fait contre mauvaise fortune bon cœur face à un calendrier à la cadence parfois infernale. « Le calendrier est fait comme ça. Ce n'est pas moi, du haut de mes 23 ans, qui vais me plaindre, ajoute-t-il. Ça, je laisse les anciens s'en charger, moi je fais ce qu'on me dit. »

Remili : « Le bilan est forcément mitigé »

Un retour à l'ordinaire d'une saison sous les couleurs parisienne qui intervient à la suite d'un Mondial 2019 où l'équipe de France, souvent en difficulté, est parvenue à rapporter une médaille de bronze. Un résultat qui n'était pas celui espéré, ce qui semble agacer Nedim Remili malgré une équipe de France en construction. « C'est dans l'ADN de l'équipe de France et de tous les joueurs qui la composent que d'aller chercher l'or. Mais on ne crache pas sur cette médaille de bronze, tempère l'arrière droit international dans la suite de cet entretien accordé au Parisien. Alors qu'on est en transition, c'est une satisfaction d'être encore dans le haut du panier mondial. Mais quelque part, je m'en fous d'être en transition, moi ce que je veux, c'est gagner. Alors le bilan est forcément mitigé. » Mais, face à un retour à la compétition en Ligue des Champions, il n'est pas permis de gamberger, convient Nedim Remili. « L'an passé par exemple, j'ai mis quelques semaines, voire quelques mois à digérer mon Euro, se remémore-t-il. Mais là, même si je n'ai pas fait le meilleur Mondial, il faut que je me remette vite dedans car on recommence par du lourd avec ce match de Ligue des champions à Nantes. »

Remili : « Pendant 60 minutes, on ne se fera pas de cadeaux »

Pour la reprise, le PSG Handball va affronter Nantes une quatrième fois cette saison, la première en terre nantaise. Les joueurs du « H » se sont imposé lors du Trophée des Champions avant trois succès du club de la Capitale, d'abord lors du match aller en Ligue des Champions puis en championnat et en Coupe de la Ligue. Une rivalité qui n'empêche pas les joueurs de s'apprécier hors des parquets. « En équipe de France, je partage ma chambre avec Nicolas Claire dont je suis très proche. Mais on sait, lui comme moi, qu'être amis ne nous empêchera pas de sortir la boîte à gifles, s'il le faut, assure le joueur du PSG au fil de cet entretien accordé au Parisien. C'est comme quand on affronte Sander Sagosen ou Mikkel Hansen en équipe nationale : s'il faut décoiffer le Norvégien ou enlever le bandeau du Danois pour gagner, on le fait ! » Et Nedim Remili donne même le ton pour la rencontre qui sera disputée au Palais des Sports de Beaulieu. « Malgré les bonnes relations qu'on entretient avec les Nantais dans le privé, pendant 60 minutes, on ne se fera pas de cadeaux, tonne ce dernier. Demandez-leur s'ils ne seraient pas contents de battre le PSG... Malgré la fatigue et l'amitié, je peux vous dire que sur ce match-là, on sera tous à 200 %. » Une victoire parisienne consoliderait un peu plus la première place du groupe pour le club de la Capitale quand Nantes pourrait mettre de la distance sur ses poursuivants dans la course aux places en huitièmes de finale.

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