La LNH a officiellement un nouveau patron

La LNH a officiellement un nouveau patron©Media365
A lire aussi

Mathieu WARNIER, publié le samedi 03 février 2018 à 19h02

Le Bureau Directeur de la LNH a confirmé la nomination à la tête de l'institution de l'ancien international Olivier Girault.

Après près de huit ans à président aux destinées du handball professionnel français, Philippe Bernat-Salles cède sa place de président de la Ligue Nationale de handball. L’ancien international français de rugby, finaliste de la Coupe du Monde en 1999, va être remplacé par Olivier Girault, intronisé ce samedi par le Bureau Directeur de la LNH en marge du Hand Star Game, après avoir vu les clubs professionnels soutenir sa candidature en début d’année 2018. Capitaine de l’équipe de France championne olympique à Pékin en 2008, Olivier Girault a convaincu les clubs professionnels avec un projet visant à améliorer les ressources des clubs, faire entendre la voix du handball professionnel français en Europe mais également à faire perdurer la formation française.

Girault veut revoir la diffusion de la Starligue

Le premier axe de développement mis en avant par le nouveau président de la LNH est la renégociation des droits TV de la Starligue, le contrat avec beIN Sports valorisé à quatre millions d’euros par an arrivant à terme en juin 2019. « Tout le travail entrepris ces dernières années a donné au handball l’image d’un sport qui progresse et avance. Je pense que la conjoncture est, aujourd’hui, plus favorable pour valoriser notre action, déclare Olivier Girault dans un entretien accordé au site officiel de la LNH. On a d’abord, bâti, puis consolidé toutes nos structures. Il faut désormais que notre travail soit reconnu et estimé à sa juste valeur. Les droits TV devront augmenter, évidemment mais se pose aussi la question de savoir quelle exposition donner à notre sport. » Mais Olivier Girault ne compte pas uniquement sur une augmentation du montant du contrat. « Quand on parle droits télé on ne voit que le match, le spectacle. Mais sait-on que derrière cela, il y a l’histoire et le passé de nos clubs, des histoires humaines formidables, assure le nouveau patron du handball professionnel français. C’est une richesse qu’on ne raconte pas, qu’on ne montre pas assez. Dans les discussions que nous aurons avec les diffuseurs, c’est un sujet qu’il faudra aborder. Il faut que l’on soit une force de proposition. Monter les droits est un impératif mais avec l’exigence que nos valeurs trouvent leur place dans le deal qui sera signé. »

Le Final Four de la Ligue des Champions en France ?

Alors que l’EHF a annoncé une refonte majeure de ses compétitions, avec une Ligue des Champions resserrée à douze équipes sous forme de championnat avant des quarts de finale et un Final Four, Olivier Girault compte bien faire entendre sa voix et celle du handball français. « Je vais rencontrer le 20 février prochain le président de l’EHF. Il faut que notre voix soit entendue. On parle beaucoup de la réforme de la Ligue des Champions, il convient que nous en soyons acteurs, nous aussi. On a l’obligation de protéger notre championnat, nos clubs. Le système actuel, matches le mercredi et le jeudi, donne toute satisfaction. Le public, les partenaires sont bien présents. » En ce qui concerne l’élite européenne, Olivier Girault a un espoir : rapatrier en France le Final Four de la plus prestigieuse compétition continentale. « On progresse, on grandit, on est sur le dessus du panier. Un succès en Europe, évidemment, consoliderait tout le travail entrepris depuis tant d’années, assure l’ancien international. Je me dis aussi que le Final 4 qui se tient chaque année à Cologne pourrait, à moyen terme, se déplacer jusqu’à Paris. On a les salles, comme la U Arena pour monter un projet. » Une présidence qu’Olivier Girault veut également mettre sous le signe de la collaboration avec les forces vives de la LNH pendant son mandat. « Je ne suis rien et je ne ferai rien sans les présidents de clubs. Ces derniers mois, je suis allé à leur rencontre et je vais continuer de le faire, ajoute le champion olympique 2008. Chacun d’entre eux à des problématiques, des intérêts différents. La Ligue est là pour les écouter, les entendre et essayer de les accompagner. Nous sommes là pour appréhender, anticiper ses difficultés. Ce travail est indispensable, vital. Le rôle de la Ligue est là et on ne l’oublie surtout pas. Je n’ai pas voulu, je le répète, ce poste pour durer mais pour agir pour le bien de mon sport. Réfléchissons, travaillons ensemble c’est le message que je veux porter. »

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU