Euro 2018 (F) : La Russie, une première étape pour Krumbholz

Euro 2018 (F) : La Russie, une première étape pour Krumbholz©Media365

Mathieu WARNIER, publié le mercredi 28 novembre 2018 à 20h00

Avant le premier match de l'équipe de France dans l'Euro 2018 ce jeudi face à la Russie, le sélectionneur national n'a pas voulu dramatiser l'enjeu de ce match face aux championnes olympiques, avançant que l'objectif est ailleurs.

Le grand jour est arrivé pour les Bleues. Championnes du monde en titre, les joueuses d'Olivier Krumbholz vont, pour la première fois depuis le Mondial 2007, évoluer devant leur public dans le cadre d'un tournoi majeur. Ce jeudi, face à la Russie, les Tricolores vont lancer « leur » championnat d'Europe à Nancy. Une entrée en lice qui est déjà un sommet et le sélectionneur national a déjà fixé le cap en conférence de presse ce mercredi. « Des filles sont en grande forme et d'autres pas encore en forme. Le secret de notre réussite passera par le rythme et le timing en attaque placée, assure Olivier Krumbholz. Les filles avaient beaucoup d'envie et ont été desservies par cette envie. L'ambiance avec les filles est bonne. Le travail vidéo d'analyse du jeu des adversaires et de leur propre jeu est très synthétique. Nous avons les moyens de régler en 48 heures nos difficultés en attaque. » La Russie, qui n'a pas montré son meilleur visage lors de son dernier tournoi de préparation en Roumanie avec une victoire pour une défaite, ne doit surtout pas être prise à la légère, elles qui ont battu les Bleues en finale des Jeux Olympiques à Rio. « Il manquait les quatre meilleures joueuses restées en Russie, assure le sélectionneur. Sauf si grosse crise, je n'y crois pas une seule seconde, ce n'est pas du tout la même équipe qui se présentera à Nancy : toutes les forces rencontrées aux JO 2016 plus quelques jeunes. Cette équipe a flâné depuis son titre olympique mais elle sera très dangereuse. »

Krumbholz : « Il faudra profiter de l'environnement »


Avant de rencontrer la Slovénie et le Monténégro dans le cadre du Tour Préliminaire, c'est donc la Russie qui se met sur la route des Bleues. Un match dont Olivier Krumbholz veut mesurer l'enjeu alors que la compétition sera encore longue. « Une victoire sur les Russes et la qualification ne sera pas acquise, assure le patron des Bleues. Une défaite et on y croira encore, il faudra remotiver les troupes pour battre la Slovénie et le Monténégro, deux équipes qui jouent très bien et qui rendent cette poule B très difficile. Pour autant, on prend les matches dans l'ordre. Mais il est hors de question de ne pas jeter toutes nos forces dans la bataille sur la Russie. » Pour venir à bout d'une solide équipe de Russie, les Bleues veulent pouvoir compter sur le public du Palais des Sports Jean-Weille et tirer parti du fait que le tournoi soit organisé dans l'Hexagone pour aller loin. « Jouer en France est plutôt un avantage. Je ne vois pas pourquoi ce serait un avantage pour Metz et Brest en Ligue des Champions et pas pour l'équipe de France ? Nous serons soutenus par notre public et nos supporters. Il faudra profiter de l'environnement et tirer profit du contexte favorable, confirme Olivier Krumbholz qui veut surtout gérer au mieux la forme de ses joueuses. Il faudra aussi se préserver un peu mais je ne suis pas inquiet car nous avons des joueuses d'expérience. »

Krumbholz vise le dernier carré et... Tokyo !


Comme le veut la tradition, Olivier Krumbholz n'a pas pu éviter une question concernant l'objectif de cette équipe de France un an après le titre mondial obtenu face à la Norvège. Loin de tout triomphalisme, le sélectionneur national espère voir son équipe rallier le dernier carré de la compétition. « Je vais engager toutes mes forces pour emmener l'équipe de France à Paris. Il s'agirait de notre quatrième participation consécutive aux demi-finales, rappelle Olivier Krumbholz. L'Euro serait réussi pour l'équipe de France et pour le Comité d'Organisation. » Mais plus qu'une satisfaction pour ceux qui ont permis la tenue du tournoi en France, cette place dans le Top 4 européen aurait une toute autre signification. Le champion d'Europe sera, en effet, directement qualifié pour les Jeux Olympiques de Tokyo alors qu'un bon classement ouvrirait les portes d'un tournoi de qualification à l'issue du championnat du monde 2019 qui aura lieu au Japon. « L'Euro représente aussi cette qualification, ne cache pas le sélectionneur tricolore. Participer au tournoi olympique n'est pas facile car seulement douze équipes seront qualifiées. Le handball français réussit tellement, que l'on croit toujours que tout est acquis. » Un championnat d'Europe de tous les dangers pour les Bleues car, suite au sacre mondial, elles seront une des équipes à battre. « Nous affronter est important pour les adversaires, rappelle Olivier Krumbholz. Autant, il y a une fatalité à se faire battre par la Norvège, autant notre titre a généré de la jalousie. Les autres équipes se disent : cela aurait pu être nous. » Un titre qu'il leur faut désormais confirmer à domicile.

HANDBALL / EURO 2018 (F)
Les 16 joueuses pour France-Russie
Gardiennes : Laura Glauser (Metz), Amandine Leynaud (Györ/HUN)
Ailières droites : Pauline Coatanea (Brest), Laura Flippes (Metz)
Arrières droites : Camille Ayglon-Saurina (Nantes), Alexandra Lacrabère (Fleury)
Demi-centres : Allison Pineau (Brest), Grâce Zaadi (Metz), Estelle Nze Minko (Siofok/HUN)
Pivots : Astride N'Gouan (Metz), Béatrice Edwige (Metz), Pauletta Foppa (Brest)
Arrières gauches : Kalidiatou Niakaté (Nantes), Orlane Kanor (Metz)
Ailières gauches : Manon Houette (Metz), Siraba Dembélé (Toulon-Saint-Cyr)

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