Championnat du monde (F) : Les Bleues visent la troisième étoile

Championnat du monde (F) : Les Bleues visent la troisième étoile©Media365
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Aurélie SACCHELLI, publié le vendredi 29 novembre 2019 à 10h19

Sacrée championne du monde il y a deux ans en Allemagne, l'équipe de France féminine de handball défend son titre à partir de samedi, et les Bleues seront candidates à leur propre succession

Mondial-Euro-Mondial. Tel est le magnifique triplé que vise l'équipe de France de handball féminin, à l'aube d'entamer le championnat du monde au Japon. Un triplé inédit, que mêmes les grandes équipes de Russie ou de Norvège dans les années 1990 et 2000 ne sont pas parvenues à réussir. Sacrées championnes du monde en Allemagne en 2017 et championnes d'Europe à domicile l'an passé, les filles d'Olivier Krumbholz seront candidates à leur propre succession. Même privées de leur capitaine Siraba Dembélé de leur gardienne Cléopâtre Darleux, qui ont toutes les deux accouché il y a quelques semaines, et de l'autre gardienne Laura Glauser, gravement blessée au genou, les Bleues ont un effectif suffisamment riche pour aller chercher une troisième étoile (après 2003 et 2017). Elles l'ont d'ailleurs prouvé lors de la Japan Cup la semaine dernière, avec des victoires face au Brésil, au Japon et à la Slovénie. A l'occasion de ce Mondial, la gardienne de Nantes Catherine Gabriel, l'ailière gauche de Besançon Chloé Bouquet, la demi-centre de Metz Méline Nocandy et l'arrière droite de Paris 92 Océane Sercien-Ugolin disputeront leur première compétition majeure avec les Bleues, mais Roxanne Frank, Pauletta Foppa, Tamaea Horacek et Gnonsiane Niombla, qui ont été écartées de la liste de 16, peuvent à tout moment revenir dans la compétition, Olivier Krumbholz ayant droit à trois changements. « On n'a pas la prétention de tout gagner, rappelle le sélectionneur des Bleues dans L'Equipe. On peut être les meilleurs sans tout gagner. On aimerait bien aller en demi-finale, tout simplement, avec un beau parcours. Cela nous donnerait l'opportunité de faire une médaille. Et je le répète, si on va en demie, la richesse de notre effectif peut faire la différence. En tout cas, on ne calcule pas par rapport aux Jeux. C'est un championnat du monde, pas un tournoi amical. Les joueuses vont y aller et à fond, elles ne vont pas commencer à se préserver à six mois des Jeux ».

La Norvège et la Russie toujours présentes

Bien sûr, les Françaises, qui affronteront en phase de poules le Danemark, l'Allemagne, la Corée du Sud, le Brésil et l'Australie (avant une éventuelle deuxième phase de poules, puis les demi-finales et la finale, ne seront pas les seules à prétendre à la médaille d'or dans cette compétition qui va se dérouler sur l'île de Kyushu, la plus au sud de l'archipel. La Norvège, vice-championne du monde en titre mais éliminée dès la deuxième phase de poules de l'Euro 2018, voudra prendre sa revanche, même privée de Nora Mork. La Russie, vice-championne d'Europe, rêve d'un huitième titre mondial (un record), dix ans après celui glané en Chine. Les Pays-Bas, et leur sélectionneur français Emmanuel Mayonnade (également coach de Metz), auront également leur mot à dire. Contrairement à la France, d'ores et déjà qualifiée pour les Jeux Olympiques de Tokyo en tant que championne d'Europe (le Japon, le Brésil, la Corée du Sud et l'Angola sont qualifiés également), les adversaires des Bleus viseront la médaille d'or le 15 décembre prochain pour s'éviter un TQO risqué au mois de mars. Voilà un 24eme Mondial qui promet beaucoup !

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