Clément Pédron, Media365 : publié le mercredi 05 août 2026 à 10h07
Ce mercredi après-midi, Bordeaux passe l'audition de conciliation devant le CNOSF avec l'espoir de conserver sa place en National 1 la saison prochaine. Alors que les Girondins espèrent logiquement une issue favorable, ce n'est pas le cas de certains de ses potentiels adversaires qui ont publié un communiqué pour dénoncer la situation du club girondin.
On dit souvent que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Et cette expression prend tout son sens actuellement dans le petit monde du National 1 (ex National 2 avant l'arrivée de la Ligue 3). Le championnat de la quatrième division française doit débuter le vendredi 21 et samedi 22 août. Dans le groupe B comprenant les formations du grand Ouest, les seize équipes sont dans les starting-blocks. Sauf qu'à un peu plus de quinze jours du lancement officiel de la saison, tout pourrait être à refaire... à cause de Bordeaux !
Comme vous le savez sans doute, les Girondins ont été exclus des Championnats nationaux par la commission d'appel de la DNCG, actant de ce fait sa rétrogradation administrative en raison de l'impossibilité du repreneur, le fonds d'investissement Sparta Capital, à réunir la somme adéquate pour les arriérés et couvrir les frais de la saison à venir. Sauf que voilà... Ce fameux fonds a finalement réussi in-extremis, à réunir l'argent grâce à l'arrivée de quatre nouveaux investisseurs. Et le club girondin s'est empressé de déposer un recours avec donc une audition de conciliation devant le CNOSF programmée ce mercredi après-midi, pour espérer un rétropédalage et un maintien en National 1.
Réponse bientôt
Ce cas de figure ne plaît pas du tout à certaines formations engagées lors de cet exercice 2026-2027 qui ont signé un communiqué pour dénoncer cette situation. « C'est avec stupéfaction que nous avons pris connaissance du communiqué de Sparta Capital relatif au rachat des Girondins de Bordeaux, peut-on lire. À l'heure où, pour la énième fois, le feuilleton estival du repêchage des Girondins de Bordeaux vient animer le football français, cette vision des choses laisse pantois. Rappelons en effet que, comme lors des inter-saisons précédentes, après avoir fait durer le plus longtemps possible les procédures devant la DNCG, et être passé le plus tard possible devant cette instance, le club a encore une fois été relégué. Rappelons également que, comme d'habitude, c'est à nouveau au CNOSF qu'il appartiendra de donner un avis à la FFF sur la décision définitive à retenir, alors que la DNCG de la même fédération a relégué les Girondins... »
Parmi les clubs signataires du document, on retrouve notamment les présidents de Saint-Brieuc, Bayonne, Saint-Malo, Locminé, Saumur ou encore Granville. Tous n'ont pas signé. L'inquiétude d'une saison inéquitable plane au-dessus de la N1. « Avec comme un air de déjà vu, les 16 clubs qui devaient composer régulièrement une poule de National 1 vont se retrouver à 17, avec tous les déséquilibres que cela implique, peut-on lire de nouveau. Comme tous les ans, leur calendrier va être totalement bouleversé quelques jours avant le début de la saison. Et peut-être que, comme tous les ans, l'une des équipes engagées aura l'autorisation de démarrer la saison plus tardivement que les autres, en totale rupture avec la notion d'équité. Tout cela pour sauver un club, qui est certes un monument du football français, mais qui travaille en dépit du bon sens depuis de nombreuses années. Là où d'autres moins réputés construisent leur projet avec sérieux et engagement. [...] La FFF devrait au contraire donner du crédit aux travaux de sa DNCG, qui ont conduit à écarter les Girondins de Bordeaux et s'en tenir à cette ligne. »













