Mathieu Warnier, Media365 : publié le vendredi 31 juillet 2026 à 20h20
Alors que la Ligue 2 doit toujours composer sans le VAR, la FFF a confirmé ce vendredi l'instauration du Football Video Support sur l'ensemble des matchs de Ligue 3 avec les entraîneurs qui pourront contester les décisions de l'arbitre.
La Ligue 3 aura un coup d'avance sur la Ligue 2. Depuis plusieurs saisons, l'antichambre de l'élite doit composer sans accès à l'arbitrage vidéo pour des raisons économiques. En effet, la Ligue de Football Professionnel (LFP) ne cesse de faire marche arrière sur l'instauration du VAR dans sa deuxième division face au manque de budget nécessaire. Pour sa nouvelle compétition se situant au troisième échelon national, la Fédération Française de football (FFF) a fait le pari de l'innovation. Cela passera bien par l'accès à une forme d'arbitrage vidéo. Comme attendu depuis plusieurs semaines, l'instance dirigeante du football français a confirmé par l'intermédiaire des réseaux sociaux que les rencontres de Ligue 3 verra la mise en place d'un système appelé « Football Video Support » ou FVS.
La main donnée aux entraîneurs
Déjà expérimenté lors des compétitions de jeunes ou de futsal organisées par la FIFA depuis 2021, cette version « allégée » de l'arbitrage vidéo se distingue par un fonctionnement totalement différent du VAR. En effet, ce ne sont pas les arbitres qui auront l'initiative d'aller visionner les images pour valider ou corriger une décision. Les clés seront mises directement dans les mains des entraîneurs des deux équipes. En effet, ils pourront contester une décision arbitrale à deux reprises durant la rencontre à la seule condition que cela entre dans le champ d'application du VAR. Cela concerne ainsi les penaltys, les cartons rouges directs, les erreurs d'identité et les buts. L'arbitre central visionnera lui-même les images depuis le bord du terrain sur les trois premiers cas.
Moins de caméras que pour le VAR
Toutefois, c'est le quatrième arbitre qui sera en charge de la vérification sur les buts afin de gagner du temps. L'autre différence avec le système utilisé en Ligue 1 depuis le début de la saison 2018-2019 tient au nombre d'angles de caméra qui seront à la disposition du corps arbitral. En effet, alors qu'il y a jusqu'à une trentaine de caméras sur les matchs de l'élite, le FVS s'appuiera uniquement sur les deux à cinq caméras utilisés par la chaîne Ligue 1+, qui proposera le championnat en exclusivité sur son antenne, pour assurer la diffusion de chacune des rencontres. D'où l'appellation « VAR light » parfois donné à ce nouveau système mis en avant par la FIFA pour permettre une plus grande démocratisation de l'arbitrage vidéo sans qu'une installation technique lourde soit nécessaire.













