Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 11 juin 2025 à 21h26
David Beckham ne jouera pas, et pourtant il devrait bien y avoir ce nom présent samedi sur la pelouse à Miami.
L'Inter Miami face à Al Ahly, dans la nuit de samedi à dimanche (2h heure française, 18h heure de Miami), ce sera le match d'ouverture du Mondial des clubs. Et le club égyptien a visiblement flairé le bon coup marketing, en faisant signer un certain Beckham pour affronter le club dirigé par... David Beckham. Prêté en urgence par le Cleopatra FC, autre équipe égyptienne, dans la fenêtre de transferts spécialement ouverte par la FIFA (du 1er au 12 juin) pour les équipes participant à la Coupe du monde, il s'agit pourtant d'un défenseur central nommé Ahmed Ramadan. Mais il est bel et bien surnommé officiellement Beckham.
Ragab voulait "les encourager à travailler dur en imitant des joueurs célèbres"
Ce n'est toutefois pas un inconnu du club du Caire, où il a déjà joué par le passé. C'est surtout une vraie tradition en Egypte, puisqu'au sein même du club d'Al Ahly, se trouve déjà le dénommé Trezeguet déjà aperçu à de nombreuses reprises en Coupe d'Afrique des nations (il a aussi joué à Aston Villa). Son vrai nom complet étant Mahmoud Ahmed Ibrahim Hassan, mais il est simplement fan, vous l'aurez probablement deviné, de David Trezeguet. Ou plutôt, il lui ressemblerait physiquement...
Car cette étrange coutume généralisée a bien une origine et porte le nom de Badr Ragab qui, ancien joueur devenu entraîneur des jeunes à Al Ahly, a lancé cette mode, ce qu'il expliquait à l'AFP il y a quelques années : "Je rêvais que mes joueurs deviennent des stars internationales et je voulais les encourager à travailler dur en imitant des joueurs célèbres. Les noms sont fondés sur leur ressemblance avec les joueurs, et aussi leurs compétences. J'ai donné à Karim Walid le surnom de Nedved car il ressemblait à Pavel Nedved de la Juventus, de même que Mahmoud Hassan qui avait des traits de David Trézéguet de l'équipe de France." Ce qui ne plaisait pas beaucoup à Ramy Barakat, psychologue de la sélection nationale : "Certains joueurs considèrent que ces surnoms n'ont pas de sens. Ils travaillent dur pour y arriver, alors que d'autres tombent dans le panneau et pensent qu'ils ont réussi. Je préfère ne pas donner ce genre de surnoms aux jeunes joueurs."













