Juba Touabi, Media365, publié le vendredi 08 août 2025 à 11h03
L'arrivée de Thomas Partey à Villarreal CF suscite une vive polémique en Espagne.
Mis en examen au Royaume-Uni pour plusieurs agressions sexuelles, l'international ghanéen, ex-joueur d'Arsenal, est au cœur d'un recrutement qui divise profondément l'opinion. Âgé de 32 ans, Thomas Partey fait face à cinq chefs d'accusation de viol sur deux femmes et à un chef d'agression sexuelle sur une troisième, pour des faits présumés survenus alors qu'il évoluait chez les Gunners. Si son identité était jusque-là protégée par le secret de l'enquête, elle a été révélée le 4 juillet dernier, peu après la fin de son contrat avec Arsenal.
Partey nie les faits
Libéré sous caution, le milieu de terrain est attendu le 2 septembre prochain devant la cour criminelle de l'Old Bailey, à Londres, pour la suite de la procédure judiciaire. Malgré les lourdes accusations, Villarreal a officialisé, cette semaine, la signature du joueur. Le club a justifié sa décision en invoquant la présomption d'innocence, précisant que Partey « nie fermement les faits » et qu'aucune condamnation ne s'oppose légalement à sa venue.
Un argument qui peine à calmer la colère croissante d'une partie des supporters. Le recrutement de Partey a déclenché une levée de boucliers sur les réseaux sociaux, où le mot-clé « non à Thomas Partey » s'est propagé à grande vitesse. Beaucoup dénoncent un choix en contradiction avec les engagements du club, notamment dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Des associations féministes ont également pris la parole, accusant Villarreal de faire passer la performance sportive avant l'éthique. En recrutant un joueur au cœur d'une affaire aussi sensible, le club espagnol s'expose à une crise d'image durable.













