Juba Touabi, Media365 : publié le mercredi 08 avril 2026 à 23h05
Malgré une proposition de prolongation inédite sur le plan salarial, Olivier Pantaloni a confirmé son départ du FC Lorient en fin de saison.
Le divorce est désormais acté entre le FC Lorient et Olivier Pantaloni. Dans un communiqué de presse, le club breton a officialisé la non-prolongation de son entraîneur, en fin de contrat à l'issue de la saison. Une issue d'autant plus marquante que les dirigeants affirment avoir tout tenté pour le convaincre de rester. « Aussitôt après l'évolution de l'actionnariat mi-février, le FC Lorient a proposé à Olivier Pantaloni une offre de prolongation de deux ans pour s'inscrire dans la continuité de ses deux dernières saisons réussies », explique le club. Une proposition jugée à la hauteur de son travail : « Cette offre était calibrée à la hauteur de son engagement et des résultats obtenus », allant jusqu'à représenter « la rémunération la plus élevée jamais proposée à un entraîneur du FC Lorient ».
Une défiance rédhibitoire pour Pantaloni
Malgré « de nombreux échanges » jusqu'à la veille de l'annonce, Lorient insiste sur « une volonté sincère de poursuivre l'aventure », tout en rappelant « des exigences d'équilibre » dans un contexte économique contraint. Le club n'a pas manqué de saluer le travail de son technicien, soulignant qu'« avec son staff, Olivier Pantaloni a joué un rôle majeur dans les récents succès du FC Lorient », entre remontée en Ligue 1 et maintien assuré cette saison. « Le club tient à le remercier chaleureusement pour le travail accompli », ajoute le communiqué, tout en précisant « respecter mais regretter la position d'Olivier Pantaloni » et lui accorder « toute sa confiance » pour bien terminer l'exercice.
Mais du côté de l'entraîneur, la lecture est tout autre. Si la « belle offre » proposée n'est pas remise en cause, « la dernière offre était belle, la plus belle que j'ai eue », le technicien assure que « l'argent n'a jamais été mon moteur ». La rupture est ailleurs, plus profonde. « Il y a une raison essentielle, c'est la défiance des dirigeants depuis que je suis arrivé », tranche-t-il dans un entretien accordé à Ouest-France. Une défiance qu'il dit ressentir encore aujourd'hui : « Je sens encore qu'il y a cette défiance, et à partir de là, je refuse de travailler dans ces conditions-là ». Pantaloni pointe notamment un « manque de confiance en capacités », évoquant « beaucoup de déception » face à une situation devenue, selon lui, intenable. « On sent encore qu'ils ne sont pas sûrs de ce que je suis capable de faire. Donc, il y a encore beaucoup de défiance », insiste-t-il, faisant de cette question une « condition sine qua non pour que je puisse rester ». Faute d'avoir obtenu les garanties souhaitées, l'entraîneur a donc choisi de tourner la page.













