Laporta sur Alvarez : « Quand un joueur veut partir... »

Laporta sur Alvarez : « Quand un joueur veut partir... »©Icon Sport, Media365

Jean Canesse, Media365 : publié le dimanche 19 juillet 2026 à 14h43

La partie de poker menteur continue entre le FC Barcelone et l'Atlético de Madrid au sujet de Julian Alvarez.

C'est dans un contexte assez particulier que Julian Alvarez s'apprête à vivre sa deuxième finale de Coupe du monde consécutive. L'attaquant argentin (26 ans) a retrouvé sa place de titulaire à partir des huitièmes de finale, il fut le héros des quarts à la faveur d'une incroyable frappe en lucarne mais, parallèlement, la suite de sa carrière en club semble toujours bien floue.

Depuis des semaines, l'Atlético de Madrid (son club) et le FC Barcelone (sa destination rêvée) se livrent une bataille rhétorique par médias interposés et celle-ci n'a pas vraiment connu de trêve à l'approche de cet Espagne - Argentine, loin s'en faut. Quelques heures après la sortie de Gil Martin, directeur général des Colchoneros affirmant que Julian Alvarez ne bougera pas cet été, c'est le président du Barça qui s'est exprimé depuis New York, samedi, pour remettre une pièce dans la machine.

Alvarez au clash après le Mondial ?

« C'est un joueur que notre entraîneur (ndlr : Hansi Flick) souhaite recruter et, c'est pourquoi, nous avons formulé une offre à l'Atlético de Madrid. C'est une offre très importante et très intéressante, a affirmé Joan Laporta dans des propos rapportés par Mundo Deportivo, avant d'enchaîner. Il y a tant de cas où on a dit qu'un joueur n'irait jamais au Barça et a fini par venir... » Visiblement, le dirigeant catalan n'avait pas l'intention d'agrémenter son argument d'un exemple mais il a appuyé là où ça fait mal, pour l'Atlético : la volonté (affichée) du joueur de quitter le club.

« Lorsqu'un joueur souhaite partir, la position du Barça est claire : si un joueur veut quitter le club, nous lui faciliterons la tâche. Un grand club ne peut pas se permettre d'avoir des joueurs mécontents », a glissé Laporta en référence à la situation de ses homologues madrilènes, avant d'utiliser comme dernier levier le fameux ultimatum. « Elle (ndlr : l'offre) n'est pas illimitée dans le temps. Nous accorderons un délai raisonnable. Je dirais jusqu'à la fin du mois. »

A cet instant, fin juillet, Julian Alvarez pourrait encore bénéficier d'un repos bien mérité, en tant que champion ou vice-champion du monde. Une fois ses vacances terminées, il n'est pas sûr toutefois que l'ancien Citizen reprenne immédiatement le chemin de l'entraînement. Ces dernières heures, l'entourage du joueur aurait confié à ESPN argentina avoir peu goûté à la dernière sortie de Gil Martin, considérée comme une entreprise de déstabilisation volontaire à l'aube de l'un des matches les plus importants de la carrière d'Alvarez. Un boycott de l'entraînement serait ainsi envisagé, si la situation n'a pas évolué. La partie de poker menteur semble loin d'être terminée.

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