Rennes est en mauvaise posture mais veut encore y croire

Rennes est en mauvaise posture mais veut encore y croire©Media365
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Arthur Merle, publié le jeudi 14 février 2019 à 22h44

Rejoint dans les derniers instants par le Betis Séville (3-3) jeudi soir, Rennes abordera son seizième de finale retour de Ligue Europa, dans une semaine, dans une mauvaise posture. Mais Julien Stéphan et les siens ne veulent pas baisser la tête.

Rennes a d'abord affiché un visage des grands soirs, alliant envie, force collective et réussite pour mettre la tête du Betis Séville sous l'eau. Mais une fois passée cette folle première mi-temps, la formation andalouse a remis les pendules à l'heure pendant que les Bretons n'ont rien fait d'autre que subir. Pour retrouver leur statut d'outsider dans cette double confrontation. Et en encaissant trois buts à domicile (3-3), Damien Da Silva et les siens se sont mis en grande difficulté. « C'est un résultat compliqué parce qu'on sait que maintenant, il va falloir aller gagner là-bas pour se qualifier. C'est sûr qu'avec deux buts d'écart on pensait vraiment avoir fait le plus difficile », a confié le capitaine rennais Benjamin André au micro de RMC Sport à l'issue de la rencontre. « Après, il y avait une équipe très très forte en face aussi, il faut le reconnaître. Ils ont une qualité de jeu très impressionnante. Mais je pense qu'on aurait pu mieux jouer quelques coups et gagner un petit temps de maîtrise », a-t-il ensuite développé.

Stéphan : « On ira pour faire un exploit »

Quand Sergio Canales, Giovani Lo Celso et les autres ont élevé leur niveau, le SRFC n'a en effet pas tenu la distance. Même si évidemment, tout n'est pas à jeter comme l'a rappelé le milieu rennais : « On a montré un beau visage, on a joué avec nos qualités, on leur a fait mal par moments aussi. Il aurait fallu être un peu plus justes. On va relever la tête et essayer de jouer notre va-tout là-bas, on a tout à gagner ». Même son de cloche du côté de Julien Stéphan, encore conquérant dans son discours malgré sa déception d'avoir perdu deux nouveaux éléments sur blessures (Ismaïla Sarr et Clément Grenier). « On a prouvé par moments qu'on était capables de les mettre en difficulté donc on ira pour faire un exploit et donner la plus belle image du Stade Rennais », a-t-il assuré, même s'il s'attend à « une ambiance certainement brûlante, 60 000 personnes, une équipe forte sur la possession ». S'ils veulent atteindre pour la première fois de leur histoire un huitième de finale de Coupe d'Europe, les Rouge et Noir devront marquer les esprits au Benito Villamarin. Cette fois sans flancher.

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