Marseille : Le rêve européen

Marseille : Le rêve européen©Media365

Rémi Farge, publié le jeudi 08 mars 2018 à 08h02

Une flamme s'est éteinte, mardi soir, avec l'élimination du PSG dès les 8emes de finale de Ligue des Champions. Mais une autre continue de briller. Tout au sud. L'Olympique de Marseille n'a pas pleuré les malheurs de son rival parisien.

Mieux, sans le PSG, le club phocéen est, avec Lyon, le dernier représentant français en Coupe d'Europe. Pour une semaine ou plus ? C'est tout l'enjeu de ce 8eme de finale de Ligue Europa contre l'Athletic Bilbao. Pas la même compétition, pas le même standing, mais quand même. « Ce serait mentir de dire que le parfum est le même qu'en Ligue des Champions, a reconnu Steve Mandanda mercredi. Cependant, quand on arrive en 8eme de finale, on a envie d'aller au bout. » Au bout. Le cap est fixé. Ambitieux, peut-être trop. Mais c'est dans l'ADN de l'OM. « On sait que l'Europe est importante pour l'OM », a confirmé Rudi Garcia, à côté de son gardien. Alors même si Marseille est engagé dans une lutte à distance avec Lyon pour décrocher un billet qualificatif pour la prochaine Ligue des Champions en L1, il faudra garder des forces pour bien figurer en Ligue Europa. Plus question de brader cette compétition ou de procéder à un large turnover, comme cela a souvent été le cas en phase de groupes. « On ne peut pas se permettre de laisser de côté une compétition comme la Ligue Europa. On a quand même un effectif de qualité. Je suis persuadé qu'on peut enchaîner, a assuré Steve Mandanda. C'est maintenant que ça commence, ou en tout cas c'est maintenant que ça se joue. » Championnat comme Coupe d'Europe. C'est d'un parcours européen brillant que nait la dynamique capable de changer le destin d'une équipe. En 2004, les Marseillais n'ont pas su surfer sur leur finale.Rami en rêveDepuis, le club s'est restructuré en profondeur et semble n'attendre que ça : un autre grand soir européen. Pour légitimer son projet, pour retrouver de l'éclat en dehors des frontières hexagonales, et pour donner envie en vue des prochaines périodes de mutations. C'est de cette manière que se bâtit un projet durable au très haut niveau. Si le raccourci peut paraître facile, la disparition continentale du PSG offre une occasion en or à l'OM de prendre, non pas le leadership, mais une assurance à laquelle il n'a plus été habitué. « On pense d'abord à nous, à l'Olympique de Marseille, qui est un club qui doit figurer chaque année en Coupe d'Europe, et dans la plus belle des coupes le plus rapidement je l'espère », a rappelé Rudi Garcia en conférence de presse. Reste l'émotion. Caractéristique inhérente à l'histoire de l'OM. C'est par ses grandes conquêtes que le club phocéen s'est construit, puis reconstruit. De l'ère Tapie, on ne retient que le sacre européen de 1993, pas les conquêtes nationales. La nouvelle direction le sait forcément. Ceux qui ont vécu ces moments-là aussi. Adil Rami en tête. Il y a quelques jours, le défenseur international français avait d'ailleurs surpris par la puissance de son discours au sujet d'une victoire en Ligue Europa en fin de saison. « Sincèrement, mon rêve, c'est de gagner la Ligue Europa avec l'OM, avait lancé l'ancien Lillois. Si on me dit demain, tu préfères être deuxième ou gagner la Ligue Europa... Ça me tient à cœur parce que je l'ai vécu avec Séville et je veux le vivre ici avec mes coéquipiers. Je les surkiffe et j'ai envie de vivre ça avec eux ! » Les Olympiens seraient encore à jamais les premiers. Et on sait qu'ils y tiennent.

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