Ligue Europa : Strasbourg doit éviter le piège contre le Maccabi Haïfa

Ligue Europa : Strasbourg doit éviter le piège contre le Maccabi Haïfa©Media365

Geoffrey Steines, publié le jeudi 01 août 2019 à 07h10

Même s'il s'est imposé au match aller jeudi dernier (3-1) et a pris une belle option sur le 3eme tour de qualification de Ligue Europa, Strasbourg se méfie grandement du Maccabi Haïfa. Le club israélien est en effet habitué à jouer des mauvais tours aux clubs français.

Le retour de Strasbourg sur la scène européenne s'est déroulé presque comme dans un rêve. Une victoire logique, un scénario renversant, une ambiance de folie à la Meinau : il y avait tous les ingrédients de la soirée réussie jeudi dernier contre le Maccabi Haïfa (3-1). Mais le job n'est pas encore terminé pour le Racing. Il ne sera pas si simple de résister à la furia israélienne jeudi pour le match retour du 2eme de tour de qualification de Ligue Europa (19h00). Même avec deux buts d'avance. « On a toujours dit que cette équipe était dangereuse et qu'il fallait s'en méfier, a soufflé Thierry Laurey mercredi en conférence de presse. On a des repères par rapport à certaines grosses équipes et à certains environnements. Il faudra que tout le monde soit concentré demain. »

Strasbourg et le mauvais exemple PSG

Il n'y a qu'à jeter un rapide coup d'œil dans le rétro pour comprendre qu'Haïfa est tout sauf une terre accueillante pour les adversaires européens (seulement 2 défaites sur ses 15 derniers matchs à domicile). Le seul club français à s'y être imposé, c'est le Bordeaux de Laurent Blanc et Yoann Gourcuff en phase de groupes de la Ligue des Champions en 2009-10 (0-1). Auxerre s'y est incliné en Coupe UEFA en 2006 (3-1) et le PSG y a vécu l'une de ses pires humiliations européennes au premier tour de la Coupe des Coupes en 1998 (3-2). Ces deux défaites remontent à un temps où le Sammy Ofer Stadium, qu'ont découvert mercredi les Strasbourgeois pour le traditionnel entraînement de veille de match, n'était pas encore sorti de terre.

Laurey : « Ce n'est pas pour autant qu'on va trembler »

A coup sûr, il sera garni par près de 30 000 spectateurs jeudi à l'heure du coup d'envoi. « On a la chance d'avoir à Strasbourg des supporters qui nous poussent et ça nous a beaucoup aidés au match. A charge de revanche, maintenant c'est le Maccabi qui va bénéficier de ses supporters. (...) Mais ce n'est pas pour autant qu'on va trembler », a lance Laurey, fidèle à lui-même face aux médias. Il y a une semaine, les montants du Racing, eux, avaient tremblé, et deux fois. Un avertissement que les joueurs n'ont pas oublié. « C'est une équipe qui joue bien en contre, a souligné Jonas Martin. Ils ont des joueurs de ballon et ils prennent rapidement les espaces avec des attaquants rapides. A nous d'être plus vigilants. » Pour le faire, les renforts de Stefan Mitrovic et d'Ibrahima Sissko par rapport au match aller ne seront pas de trop.

Martin : « Si on commence à calculer, c'est là qu'on va se mettre en danger »

En revanche, Kenny Lala, sur les tablettes de la Fiorentina et engluée dans une situation floue quant à son avenir à court terme, n'est pas du déplacement. Ce qui n'inquiète pas Laurey : « On a réussi à s'en passer lors du match aller. (...) C'est la force de cet effectif, avoir la capacité d'animer correctement le poste d'un joueur qui n'est pas là ». Ismaël Aaneba et Jean-Ricner Bellegarde s'étaient succédé dans le rôle de piston droit à la Meinau. Deux jeunes qui pourraient être happés par l'atmosphère et l'enjeu jeudi. D'où l'importance pour le Racing de compter sur ses cadres, à l'image de Martin, dont le discours était résolument offensif : « Si on commence à calculer, c'est là qu'on va se mettre en danger ». Et il ne faut pas grand-chose pour se retrouver sous la menace quand on rend visite au Maccabi Haïfa.

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