Ligue Europa : Rennes à l'épreuve des transitions

Ligue Europa : Rennes à l'épreuve des transitions©Media365
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Arthur Merle, publié le jeudi 21 février 2019 à 09h00

Le Stade Rennais se déplace sur la pelouse du Betis Séville jeudi soir (21h00), en 16emes de finale retour de la Ligue Europa, à un moment charnière de sa saison. Et avec une idée claire de comment il peut se qualifier.

Dimanche dernier, à Auguste Delaune, le Stade Rennais était clairement à bout de souffle. Battu par une séduisante équipe rémoise (2-0), le club breton n'a jamais su se créer d'occasions franches, laissant filer de précieux points dans la course à l'Europe. Cette même scène européenne qui demande tant d'énergies, à l'image du nul spectaculaire entre le SRFC et le Betis Séville jeudi dernier (3-3), en 16emes de finale aller de la Ligue Europa. Et à ce stade de la saison, la formation de Julien Stéphan va en avoir besoin, d'énergie. Trois jours après leur match crucial sur la pelouse du Benito Villamarin jeudi (21h00), les Rouge et Noir devront négocier la venue de l'OM - qui compte quatre points d'avance - au Roazhon Park. Avant d'enchaîner sur un quart de finale de Coupe de France le mercredi suivant, contre Orléans.

La capacité à assurer la transition entre différentes compétitions et avec des compositions différentes - Benjamin André, suspendu, sera par exemple absent jeudi - sera donc cruciale. Mais avant de se projeter aux prochaines échéances, il s'agira surtout de voir si les Bretons sont de nouveau opérationnels physiquement face aux troupes de Quique Setién. La transition sera, à un autre niveau, le mot clé pour les Bretons en terre espagnole, s'ils veulent croire en une qualification pour le tour suivant. Les coéquipiers de Clément Grenier le savent, ils verront peu le ballon face à Giovani Lo Celso et les siens. A l'aller, ces derniers avaient eu le cuir dans les pieds durant 75% du temps.

L'entraîneur du Betis méfiant

Pas de quoi inquiéter M'Baye Niang, cependant : « En fait, ils paraissent très forts car ils ont tout le temps le ballon. Des équipes comme le PSG ont tout le temps la possession et, à la fin, elles te battent 4-0. Le Betis, lui, n'a pas eu tant d'occasions franches que ça, a lâché l'attaquant rennais dans les colonnes de L'Equipe. C'est vrai, ils aiment tripoter le ballon, mais ce n'est pas une équipe qui m'a impressionné plus que ça ou qui est injouable ». Pas de complexe d'infériorité au programme du jour, donc. Mais des idées : « En jouant à domicile, ils pourraient être aspirés vers l'avant, à nous de profiter des espaces qu'ils laisseront ».

Bien utiliser le ballon à la récupération : voilà une condition sine qua non pour s'imposer dans ce genre de rencontre. Rennes le sait, avoir concédé trois buts à domicile à l'aller le condamne à l'exploit. Celui de marquer plus de trois buts en cas de match nul pour se qualifier avant les tirs au but. Ou tout simplement de s'imposer sur la pelouse d'une formation qui n'a perdu que trois fois à domicile cette saison en championnat. « Rennes est une équipe avec beaucoup de vitesse en attaque, leurs joueurs offensifs ont beaucoup de potentiel. Ils nous ont causé des problèmes, a prévenu Quique Setién. Ce sont des joueurs dotés de qualités et de vitesse. Leurs transitions peuvent nous faire mal, comme à l'aller. Il faudra mieux gérer cela ». L'entraîneur espagnol n'a évidemment pas oublié à quel point la percée de Hatem Ben Arfa - parti du milieu de terrain avant de décaler Mehdi Zeffane - avait fait mal sur l'ouverture du score rennaise jeudi dernier. Ni comment les Bretons avaient remonté le terrain pour obtenir le penalty du 3-1. Il s'agira de gommer les erreurs passées ou d'insister de nouveau sur les faiblesses adverses, selon le point de vue. La qualification pour les quarts de finale en dépendra.

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