Ligue Europa : Quel système de jeu pour les Niçois ?

Ligue Europa : Quel système de jeu pour les Niçois ?©Media365
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Julien Pereira, publié le jeudi 23 novembre 2017 à 09h55

Entre un 4-2-3-1 qui a fait le succès de l'OGC Nice la saison dernière et un 4-4-2 qui offre plus de réussite, Lucien Favre n'a toujours pas tranché. Voici pourquoi.

Le 4-2-3-1 : plus de sacrifices, moins de références
Son bilan comptable : 1 nul, 6 défaites dont 3 surprenantes face aux trois promus Amiens, Troyes et Strasbourg pour... aucune victoire !

Les avantages qu'il offre : Il bénéficiait, jusque-là, des certitudes acquises par une saison 2016-2017 époustouflante, tant par le jeu que pour les résultats. Mieux, il permet à Lucien Favre de mieux mettre en application sa philosophie de jeu, avec un milieu de terrain renforcé. Surtout, il place Wesley Sneijder dans les meilleures dispositions. Lorsqu'il est au point physiquement, il y excelle dans un rôle de meneur proche de l'attaquant. Et l'a démontré face à Caen (1-1), le week-end dernier, et touchant 91 ballons et en créant constamment le danger.

Les inconvénients qu'il entraîne : Cette saison, il ne se repose sur aucune référence, puisque les Aiglons ne se sont tout simplement jamais imposés dans ce schéma depuis le début de la saison. Les départs de Ricardo Pereira et Dalbert, qui n'ont été remplacés qu'avec des solutions internes, y sont probablement pour quelque chose. Si l'osmose a disparu, c'est aussi parce que les cadres (Cardinale, Dante ou Seri) n'affichent plus le même rendement.

Le joueur qui en pâti : Alassane Plea... ou Mario Balotelli. Globalement, Lucien Favre est contraint de faire un choix, alors que le rendement des deux artificiers ne favorise pas réellement l'un ou l'autre. Leur association ne demande pourtant qu'à être réitérée et peaufinée.
Le 4-4-2 : compatible avec les résultats, inconciliable avec la philosophie
Son bilan comptable : 5 victoires, 1 nul et deux défaites consécutives, la claque contre Marseille (2-4) et le revers à Montpellier (2-0).

Les avantages qu'il offre : Le 4-4-2 évite un choix cornélien, qui consiste à se passer de Mario Balotelli, meilleur buteur du club en Ligue 1 (6 buts), et d'Alassane Plea, le plus efficace en Ligue Europa (4 réalisations). Surtout, il est à l'origine d'une réelle entente entre les deux hommes, découverte lors de la période faste conjuguée par deux victoires éclatantes face à l'AS Monaco (4-0) et à Zulte (1-5). Dans ce schéma, l'Italien est moins esseulé. Avec un point d'appui captivant pour les défenses adverses, l'ancien Lyonnais peut dévorer les espaces dans l'axe.

Les inconvénients qu'il entraîne : Il ôte une part de l'ADN niçois, à savoir la domination territoriale et la pleine maîtrise de la possession. Avec un milieu de terrain beaucoup moins compact puisqu'il place aussi deux hommes de couloir, l'OGCN s'expose beaucoup plus défensivement. En 4-4-2, Nice a encaissé plus d'un but par match et a souvent flanché contre des équipes supposées inférieures, comme Montpellier ou Angers.

Le joueur qui en pâti : Wesley Sneijder, assurément. Le Néerlandais n'a pas disputé la moindre minute de jeu dans ce schéma. Pire, Lucien Favre l'a souvent effacé de la feuille de match lorsqu'il prévoyait d'instaurer le 4-4-2. « Lui préfère jouer en 9,5. Et pour l'instant, on joue en 4-4-2 », disait le Suisse à la fin du mois de septembre dernier, au moment de justifier les absences à répétition du Batave. Dans son esprit, il est donc inimaginable de sacrifier Mario Balotelli ou Alassane Plea pour l'installer au côté de l'un d'eux.

 

 
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