Ligue Europa - OM : Et maintenant, la difficile remobilisation

Ligue Europa - OM : Et maintenant, la difficile remobilisation©Media365

Geoffrey Steines, publié le jeudi 17 mai 2018 à 09h30

Malgré la déception d'une défaite sèche en finale de la Ligue Europa, les Marseillais ont tenté de se projeter déjà sur la dernière journée de L1 et ce podium à aller chercher. Avec la perspective d'une qualification directe pour la phase de groupes de la prochaine Ligue des Champions.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL A LYON

Pendant ces minutes qui sont une éternité, cette longue procession des vainqueurs vers le trophée qui leur revient, les Marseillais n'avaient sans doute la tête à rien d'autre qu'à leur déception de l'instant, leur amertume du présent. Rien de plus normal après être passé si près d'un sacre européen, le troisième seulement de l'histoire du football français. Et pourtant, après la claque reçue contre l'Atlético Madrid mercredi en finale de la Ligue Europa (0-3), il était question de faire bonne figure et surtout de se projeter sur la suite. Parce que oui, cette défaite n'est pas une fin en soi pour l'OM. Il reste un match, avec une récompense exceptionnelle au bout : une qualification pour la phase de groupes de la prochaine Ligue des Champions, le sacre de l'Atlético donnant au 3eme de L1 ce ticket direct parmi les 32 invités.

Germain : « Vite se remettre au boulot »


L'urgence pour les Olympiens, c'est ainsi d'évacuer au plus vite pour se focaliser sur le rendez-vous qui les attend dans moins de 72 heures. « On va aller voir nos familles, expliquait Valère Germain en zone mixte après le match. On va profiter de les voir un peu et après il faudra vite se remettre au boulot parce qu'on a quelque chose d'important à aller chercher samedi. » Cela passera par la réception d'Amiens (21h00), dont le déplacement à l'Orange Vélodrome ne revêtira aucun enjeu à part celui de finir idéalement une saison déjà aboutie. « Maintenant, il faut aller chercher les trois points, a rappelé le directeur sportif Andoni Zubizarreta. C'est vrai que ça va être une nuit assez difficile, mais il faut revenir. Le football te donne toujours une possibilité et il faut aller la chercher samedi soir. »

Le bon exemple de 1999


Le problème, c'est que ça ne dépendra pas seulement de l'OM. Même avec une victoire, le club phocéen devra espérer un faux pas de Lyon contre Nice, voire une défaite de Monaco à Troyes, en collant le maximum de buts au promu picard pour combler l'écart à la différence de buts. Pas simple, peu importe les bonnes intentions des Marseillais pour réussir à tourner la page. L'exemple de leurs aînés de 1999, qui avaient gagné leurs deux derniers matchs de championnat en pleine course au titre avec Bordeaux après la fessée contre Parme en finale de la Coupe UEFA (0-3), pourrait leur servir. Sauf que l'effectif de l'époque, autrement plus expérimenté, avait alors bénéficié de dix jours avant de se replonger dans le quotidien de la D1. Cette fois, il faudra se reconfigurer à toute vitesse. Pas si compliqué selon Adil Rami : « Bien sûr que ça va être facile. On a un public qui va nous attendre. »

Rami : « Il faut relever la tête, ne pas pleurer »


Les supporters montés à Lyon ce mercredi ont clairement fait sentir à leurs joueurs qu'ils ne les lâcheraient pas après cet échec, en les applaudissant chaudement dans la foulée du match. Un atout majeur pour se remettre la tête à l'endroit. « La saison n'est pas terminée et j'espère qu'on va la finir en beauté au Vélodrome samedi, a lancé le président Jacques-Henri Eyraud. (...) On va encore compter sur notre public qui sera nombreux et qui va nous porter. » Comme l'état d'esprit irréprochable de l'OM, contre l'Atlético comme depuis neuf mois. « Il va falloir mettre toute la frustration de côté et se concentrer sur le match d'Amiens, a souhaité Maxime Lopez. Dans son discours d'après-match, le coach nous a dit que samedi, il fallait mettre la même rage qu'on avait eu ce soir (mercredi). » « Il faut relever la tête, ne pas pleurer. Il faut penser à ce qu'on est, des privilégiés, des footballeurs professionnels, a résumé Rami. Dès demain, il faudra penser à samedi. » Parce que samedi, c'est déjà demain.

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