Ligue Europa / Finale - OM : Pour le plaisir et avec le sourire... Marseille en toute décontraction

Ligue Europa / Finale - OM : Pour le plaisir et avec le sourire... Marseille en toute décontraction©Media365

Geoffrey Steines, publié le mardi 15 mai 2018 à 20h00

Comme depuis le début de la préparation de la finale de la Ligue Europa, l'OM a affiché sa tranquillité via Rudi Garcia, Dimitri Payet et Steve Mandanda mardi en conférence de presse. A croire que l'enjeu n'a pas de prise sur ce groupe.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A LYONLes sourires n'ont toujours pas quitté les bouches des Marseillais. A l'image du visage constamment affiché dans cette préparation à la finale de la Ligue Europa, pour laquelle ils ont ouvert les portes aux médias dimanche, ils sont apparus détendus et décontractés mardi. Ils étaient même hilares, Adil Rami et Florian Thauvin en tête, quand ils ont croisé Eric Abidal, ambassadeur du match, dans les couloirs du Parc OL. Ils se préparaient alors à un dernier entraînement qui s'est déroulé dans une bonne humeur permanente, dans un état euphorique et communicatif, à l'image d'un cri qui a résonné dans tout le stade suite à un petit pont sur un toro. C'était déjà ce qu'avait transmis par leurs attitudes et leurs déclarations les trois préposés à la traditionnelle conférence de presse de veille de match : Rudi Garcia, Dimitri Payet, et Steve Mandanda.

Mandanda à un journaliste : « Tu ne veux pas que je joue ? »

Ils étaient souriants à leur arrivée dans la salle où étaient réunis tous les journalistes prêts à les écouter et cette banane ne les a jamais quittés pendant la petite demi-heure passée à converser avec la presse. « Tu ne veux pas que je joue ? », a répondu Mandanda à un confère qui s'interrogeait sur son état physique après avoir peu joué ces dernières semaines. Le gardien de l'OM, mis en garde par Garcia (« c'est le moment de ne pas vous louper les gars »), a ensuite renvoyé la patate chaude à Payet quand il était demandé aux joueurs de mettre en valeur les qualités de leur entraîneur. Le coach était au diapason de ses deux cadres, en assurant qu'il était bien « à 100% » pour le match. Lancée dans une atmosphère joyeuse par un Garcia érigeant le « chocolat noir 70% » en ingrédient miracle pour éviter le stress et Payet préférant « la rigolade », la conférence de presse est restée sur ce ton.

Garcia : « Ce qui compte, c'est d'être présents au coup d'envoi »

Simple façade pour masquer la tension ambiante ou réelle décontraction ? La réponse de Garcia cherche à confirmer qu'il n'y a pas d'artifice, pas d'entourloupe dans le comportement des Marseillais : « On en a discuté, il vaut mieux être serein et ne pas faire le match avant qu'il arrive. (...) C'est la qualité du groupe et la manière dont les joueurs vivent ensemble. Tout le monde est avec tout le monde, c'est un groupe qui chambre et ce n'est pas toujours facile d'être à la hauteur. Naturellement, on est sereins et décontractés. Ce qui compte, c'est d'être présents au coup d'envoi. Il faut savoir faire la part des choses. » Ce n'est pas un hasard si les visages, après un échauffement décontracté, se sont fermés quelque peu au fil des minutes. Une première étape vers la concentration maximale. Comme si à 24 heures pile du match, il était temps d'entrer dans sa bulle et de se projeter sur le grand rendez-vous du lendemain. Il n'y a que le terrain qui dira si cette stratégie était la bonne.

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