Ligue Europa - Finale : Lyon ne fourmille pas encore, le Parc OL si

Ligue Europa - Finale : Lyon ne fourmille pas encore, le Parc OL si©Media365
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Geoffrey Steines, publié le mardi 15 mai 2018 à 18h55

Si l'imminence d'une finale de Ligue Europa ne saute pas aux yeux dans le centre-ville de Lyon, c'est déjà l'effervescence au Parc OL, où les journalistes sont déjà présents en masse à la veille du match entre l'Atlético Madrid et Marseille.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A LYON

Des illustrations sur les affichages publics, un village ouvert pour deux jours sur la Place Bellecour et dont l’affluence était encore confidentielle dans l’après-midi, et c’est tout ou presque : Lyon ne vivait pas encore au rythme de « sa » finale de Ligue Europa ce mardi. Peut-être que la ville a encore la gueule de bois de devoir accueillir dans son « formidable outil connecté » le rival marseillais. Peut-être que le contexte brûlant autour de cette rencontre, même s’il s’est refroidi ces derniers jours, a incité les éventuels supporters de l’OM ou de l’Atlético Madrid déjà présents à se faire discrets. Pas de signe distinctif, aucun maillot de sortie : comme si de rien n’était.

Le stade, les bénévoles, les travaux : le Parc OL déjà aux couleurs

Même le dispositif policier annoncé inédit, avec le double d’effectifs mobilisés par rapport à ce qui avait pu se pratiquer à Lyon pendant l’Euro 2016, n’était pas visible à la veille de la finale, en dehors de quelques militaires aux abords de Part-Dieu. Il fallait se rendre au Parc OL, nom officiel du Groupama Stadium pour cette finale, l’UEFA refusant le naming pour mieux mettre en valeur ses propres sponsors, pour prendre conscience de l’événement et de son imminence. Un stade aux couleurs de la Ligue Europa et des clubs qu’il accueillera mercredi, des bénévoles polyglottes qui s’activent dans tous les sens, des travaux encore en cours pour finaliser les derniers préparatifs avant de recevoir près de 57 000 spectateurs mercredi : enfin de quoi rentrer dans le match.

Pas seulement des médias sportifs

Ce grand chantier en fourmillement permanent pour être prêt à temps rendait encore plus grise une atmosphère qui l’était déjà à cause du ciel. Les couleurs de la compétition, avec cet orange pétant qui explose un peu partout, tranchaient avec cette ambiance morose, donnaient davantage de vie. Les espaces de travail réservés aux journalistes, eux, n’en manquaient pas. Sur les 1000 accrédités pour cette finale, il y en avait déjà près de 200 pour blinder la salle de conférence de presse. Tous n’étaient pas des habitués des rendez-vous sportifs, comme Quotidien, dont le journaliste a eu droit à une réponse en un mot de Diego Simeone après une question sur Antoine Griezmann, ce qui a déclenché l’hilarité de la salle. Preuve que l’événement mobilise bien au-delà du football.

Les haut-parleurs pour aider les journalistes

Il y avait tellement de monde dans un auditorium pourtant bien dimensionné que des journalistes espagnols devaient rapprocher leurs micros des haut-parleurs sur les côtés pour capter les déclarations des joueurs et entraîneurs. Entre la conférence de l’Atlético et celle de l’OM, espacées de deux heures, il y a eu du turnover, un changement de langue principale dans la salle. Mais toujours la même effusion, la même ambiance aussi studieuse que bon enfant, à plus de 24 heures du coup d’envoi. Oui, le Parc OL vit déjà au rythme de la finale. Lyon devra encore attendre pour que la température monte. Même s’il faut souhaiter qu’elle ne dépasse pas le seuil autorisé.

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