Ligue Europa - Finale : La fête, et rien d'autre

Ligue Europa - Finale : La fête, et rien d'autre©Media365
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Geoffrey Steines, publié le mercredi 16 mai 2018 à 08h17

Longtemps explosif, le contexte autour de la finale de la Ligue Europa entre Marseille et l'Atlético Madrid à Lyon ce mercredi (20h45) s'est apaisé ces derniers jours. Une excellente nouvelle dans l'espoir de vivre une belle fête.

Ce devait être un grand moment pour le football français, il s'est préparé dans une ambiance délétère. Une finale de Coupe d'Europe organisé en France et avec un club de L1, c'est tout simplement inédit depuis la toute première C1 de l'histoire, en 1956 entre le Real Madrid et le Stade de Reims au Parc des Princes. Un temps fort devenu l'objet de toutes les craintes suite à la montée en tension post-Olympico entre Marseille et Lyon (2-3). La fin de match houleuse et la bagarre entre joueurs au coup de sifflet final avaient lancé une intense bataille de communication entre les deux clubs, sur fond de lutte pour la qualification pour la prochaine Ligue des Champions via la L1. L'escalade, qui s'est poursuivie devant les différentes Commissions, a mené au point culminant de la rivalité qui se noue depuis maintenant une dizaine d'années entre l'OM et l'OL, aux ambitions souvent similaires sur la dernière décennie. Jacques-Henri Eyraud et Jean-Michel Aulas, qui ont parfois oublié leurs rôles, n'ont longtemps rien fait pour apaiser les tensions.

Le double d'effectifs par rapport à l'Euro 2016

Les présidents des deux Olympiques les ont même attisées, en jetant régulièrement de l'huile sur le feu, par médias et/ou réseaux sociaux interposés. Ils ont depuis fait machine arrière, ont calmé le jeu et le contexte autour de cette rencontre s'est apaisée au fil des jours. Mais n'est-il pas trop tard ? Les autorités vont en tout cas déployer un dispositif policier colossal, avec le double d'effectifs mobilisé par rapport aux matchs de l'Euro 2016. En partie parce que sur la rivalité OM-OL s'en greffe d'autres, la proximité des Bad Gones avec les Ultras Sur, groupe de supporters radicaux du Real Madrid, étant par exemple source d'inquiétude pour les pouvoirs publics. Tout est mis en oeuvre dans l'organisation pour éviter que des supporters antagonistes se croisent, en particulier dans le centre-ville de Lyon. Mais le risque zéro n'existe pas. Il y a néanmoins tous les ingrédients pour que l'événement soit beau : un « formidable outil connecté », deux publics bouillants, deux clubs à la grande histoire européenne.

Mandanda : « Les tensions se sont un peu dissipées, c'est bien »

A condition que rien ne vienne le gâcher, hors du stade ou dedans, où les Marseillais s'amusent à scander qu'ils vont « tout casser ». En espérant que tous les supporters de l'OM, quelque soit le scénario du match, interprète ce slogan comme il le faut : au second degré. Ce à quoi ont appelé l'immense majorité des responsables de groupes et d'associations ces derniers jours. « Nous savons tout ce qui entoure cette finale, sur le football et en dehors, a lâché Diego Godin. Nous espérons que ce sera une fête du football pacifique. » « C'est une finale, un match important certes, mais ça doit être un moment de plaisir et de partage, a enchaîné Steve Mandanda. J'espère que tout va bien se passer. Les tensions se sont un peu dissipées, c'est bien. Il faut que tout le monde profite, que ce soit une fête. » Une évidence qui ne l'était plus. En bon leader spirituel de tout un club, Mandanda s'est chargé de le rappeler. Jamais inutile dans un tel contexte.

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