Ligue des Nations : La Suisse rêve d'un destin belge

Ligue des Nations : La Suisse rêve d'un destin belge©Media365

Rémi Farge, publié le dimanche 18 novembre 2018 à 07h45

Souvent placée mais jamais tout en haut de la pyramide, la Suisse aimerait s'inspirer de la Belgique, qui a réussi à s'inviter à la table des très grands ces dernières années. Pour ce faire, il faudra faire tomber ces mêmes Diables Rouges ce dimanche soir (20h45) dans ce qui sera la finale du groupe.

Un destin belge, même incomplet, la Suisse en rêve. Demi-finaliste du dernier Mondial, la Belgique s'est invitée à la table des très grands et a même, un temps, rêvé de sacre. Tout ce que la Nati n'est jamais parvenue à faire ces dernières années, en dépit d'une régularité louable dans les grandes compétitions. Presque toujours capables de sortir des poules, les Suisses flanchent dès que se présentent les matchs à élimination directe, à l'image de leur défaite aussi décevante que rageante contre la Suède en 8eme de finale de la Coupe du Monde russe (1-0). Et même si la Nati ne compte pas autant d'individualités que les Diables Rouges, les deux sélections présentent beaucoup de similitudes sur lesquelles elle pourrait s'appuyer pour progresser. Deux pays qui ne vibrent plus qu'à travers leur sélection nationale à l'échelle européenne, deux sélections qui occupent avec constance le Top 10 du classement FIFA, et enfin deux modèles modernes basés sur un multiculturalisme enfin assumé.

Victoire obligatoire pour la Suisse, et encore...


Mais pour le moment, seule la Belgique franchit les haies les plus hautes. Assurée de se maintenir en Ligue A à l'issue de la première édition de la Ligue des Nations, la Suisse aimerait maintenant sortir de ce confort dans lequel elle se plait tant. Pour cela, il va falloir secouer le cocotier et s'offrir un de ces matchs référence, renversant et entraînant qui manque tant aux coéquipiers de Granit Xhaka. C'est bien de cela dont il sera question ce dimanche soir à Lucerne, dans un stade à guichets fermés. Guichets fermés, oui, mais dans une enceinte de seulement 18 000 places, ce qui fait grincer des dents de l'autre côté de la frontière. Comme si, encore une fois, le football suisse avait peur de voir trop grand. Face aux Belges, les Suisses joueront pourtant une finale pour rallier le dernier carré de la Ligue des Nations. Battus en Belgique il y a un mois (2-1), les voilà contraints de l'emporter (sans être certains que cela suffise) pour se donner une chance de terminer à la première place d'un groupe dans lequel l'Islande a perdu tous ses matchs.

Des absents et une défaite qui fait tache


« La Suisse est une équipe différente et elle devra absolument gagner. Elle joue de plus à la maison et ce sera une véritable finale. Ils vont tout donner pendant 90 minutes », se méfie Roberto Martinez, satisfait par la prestation de ses hommes jeudi contre l'Islande (2-0). Car avant ce premier rendez-vous du mois de novembre, les demi-finalistes du dernier Mondial n'en menaient pas large, privés de plusieurs joueurs majeurs comme Lukaku, de Bruyne, Fellaini, Dembélé, Vermaelen et Vertonghen. Cette semaine, Yannick Carrasco, bloqué en Chine pour une histoire de passeport, s'est ajouté à la liste des grands absents pour cette finale. Mais en face, la Suisse n'aborde pas cette confrontation dans de meilleures dispositions. Lui aussi privé de plusieurs éléments importants, à l'instar d'Akanji, Schär, Embolo et Bürki, Vladimir Petkovic a même vu ses joueurs tomber contre le Qatar, en match amical, il y a quelques jours (0-1). Un faux-pas très critiqué au pays, que seul un exploit ce dimanche soir saurait effacer.

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