Ligue des Nations : L'Espagne arrache le nul en Allemagne

Ligue des Nations : L'Espagne arrache le nul en Allemagne©Media365

Rédaction , publié le jeudi 03 septembre 2020 à 23h00

L'Espagne a égalisé à la 96eme minute jeudi en Allemagne (1-1) pour ouvrir sa Ligue des Nations (groupe 4 de la Ligue A).

Il flotte un air de rédemption de l'autre côté du Rhin. Dans le prolongement d'une victoire froide du Bayern Munich en Ligue des champions, l'Allemagne espérait faire tomber l'Espagne, ce jeudi soir, dans l'affiche la plus alléchante de la semaine. Mais la bande à Joachim Löw a concédé une égalisation frustrante sur le fil (1-1).

Et pourtant, Trapp a fait le métier

Ce rapport de force mettait en scène deux nations qui se ressemblent tant. Deux champions du monde tombés bas, en plein chantier, et toujours portés par leur identité de jeu. Le premier acte a rapidement annoncé la couleur. Vitesse de transmission, fluidité, disponibilité, verticalité : les deux formations ont imposé un rythme soutenu qui a engendré une pluie d'opportunités de chaque côté.

Titulaire dans les buts de la Mannschaft, l'ancien Parisien Kevin Trapp a rendu une copie très convaincante. Le portier allemand a fait le métier devant Rodrigo (14e, 45e) ou encore Busquets (23e). A l'autre bout du rectangle vert, De Gea n'a pas été en reste en faisant le show sur une frappe surpuissante de Sané (18e). Bref, le score nul et vierge ne reflétait pas le spectacle proposé.

Un éclair de la Roja au bout de la nuit

Ce grand classique européen devait se jouer au réalisme. Et à ce petit jeu, on a longtemps cru que l'Allemagne aurait le dernier mot. Bien servi par Gosens, Werner a réalisé un enchaînement parfait pour tromper De Gea d'un tir imparable (1-0, 54e). Mais la Mannschaft a manqué l'occasion de fraire le break, par Werner encore (61e), ou Sané un peu plus tôt (53e).

Toujours en vie, la Roja a alors remis le pied sur le ballon pour s'offrir un temps fort, un vrai. Fabian Ruiz (64e) ou Thiago Alcantara (70e) ont manqué de promptitude. Après un but refusé sur un coup de tête du jeune Fati (90e+1), c'est Gaya qui a enfilé le costume de héros pour conclure un mouvement collectif de haut vol au bout de la nuit (1-1, 90e+6). Un dernier éclair avant de fermer le rideau. On en redemande.

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