Arnaud Demmerle, Media365, publié le 10 septembre
Mené par deux fois au score malgré sa supériorité numérique, le RC de Lens a renversé le Slavia Prague dans le temps additionnel pour s'imposer en République tchèque (2-3). Une remontada aussi folle qu'inattendue qui permet aux Sang et Or de lancer idéalement leur campagne de Ligue des Champions.
Le Racing Club de Lens tient peut-être déjà le match fondateur de sa saison 2026-2027. Celui qui ne se gagne pas seulement avec les jambes, mais surtout avec la tête et le cœur. Menés deux fois au score, les Sang et Or ont trouvé les ressources pour renverser le Slavia Prague dans un temps additionnel complètement fou (2-3). Une victoire arrachée au bout de la nuit tchèque, après avoir longtemps couru derrière le scénario.Il fallait du caractère. Lens en a affiché à revendre. Après deux défaites en trois journées de Ligue 1, dont une frustrante à domicile face à Lorient (0-1) le week-end dernier, les hommes de Dino Töppmöller ont offert une réponse de caractère sur la scène européenne. Dans une rencontre longtemps mal embarquée, le Racing a surtout pu compter sur une jeunesse formée à la Gaillette particulièrement inspirée. Antonio, Ganiou et Sagnan ont ainsi composé une charnière 100 % lensoise, symbole d'un club qui continue de faire confiance à sa formation. Mais ce sont surtout les dernières minutes qui resteront dans les mémoires.
Sturm porte bien son nom
Car avant de devenir renversant, Lens a d'abord été bousculé. Sérieusement. Le Slavia Prague a pris le match par le bon bout et aurait pu ouvrir le score à plusieurs reprises au cours d'une première période largement dominée. Chaloupek (4ème), Isife (10ème) puis Kubiak (14ème) ont ainsi buté sur un Robin Risser vigilant, ou manqué de précision dans le dernier geste. Les Sang et Or, eux, ont longtemps peiné à sortir de leur camp. Ils auraient pourtant pu frapper les premiers, mais Sima a inexplicablement manqué l'immanquable sur un service parfait de Bulatovic (30ème). Udol, puis Thauvin, ont ensuite contraint Markovic à s'employer (32ème, 41ème), comme pour rappeler que Lens n'était pas venu en République tchèque pour subir. Et puis le Slavia a été réduit à dix. Une expulsion logique pour Konecny, coupable d'avoir stoppé Sima en position de dernier défenseur (49ème). On pouvait alors imaginer le Racing prendre définitivement le contrôle de la rencontre. Il n'en fut rien.
Même en infériorité numérique, les Tchèques ont trouvé les ressources pour faire vaciller les Artésiens. Et ils avaient un homme pour les porter : Sturm. Le Slovène, en pleine confiance, a parfaitement justifié son nom. D'abord d'une magnifique frappe enroulée du gauche depuis les 18 mètres, venue se loger hors de portée de Risser (1-0, 51ème). Puis, après l'égalisation de Sima, opportuniste à bout portant (1-1, 73ème), d'une lourde frappe du droit consécutive à une sortie hasardeuse du gardien lensois (2-1, 89ème). À cet instant, Lens semblait avoir laissé filer une occasion en or et s'apprêtait à concéder une défaite aussi frustrante qu'injuste.
La résilience lensoise incarnée par Aguilar
Mais ce Lens-là n'avait manifestement pas décidé de rentrer bredouille. Et les choix de Dino Töppmöller ont fini par faire la différence. Les entrées de Mesloub, Aguilar et Edouard avaient insufflé un second souffle à des Sang et Or qui semblaient pourtant au bord de la rupture. Le premier miracle est venu du capitaine. Dans le temps additionnel, Florian Thauvin s'est envolé pour catapulter de la tête un centre parfait de Mesloub (2-2, 91ème). Un but précieux, mais aussi symbolique pour l'ancien Marseillais, qui inscrit ainsi son deuxième but en Ligue des Champions, treize ans après celui marqué à Naples avec l'OM.
Il restait encore quelques secondes. Elles ont suffi pour écrire une histoire encore plus folle. À la 93e minute, Ruben Aguilar a récupéré le ballon aux 25 mètres. Sans se poser de question, le latéral a armé une frappe croisée, puissante, de l'extérieur du pied droit. Le ballon a touché le poteau de Markovic avant de finir sa course au fond des filets (2-3, 93ème). Un scénario complètement fou. Une victoire au mental et surtout une démonstration de résilience qui pourrait compter très cher dans la saison européenne du Racing. À Prague, Lens n'a pas seulement pris trois points. Il a peut-être retrouvé quelque chose de plus précieux encore : la confiance.


Les commentaires ne sont plus disponibles sur les articles Orange.fr. Cliquez ici pour en savoir plus
Fermeture des commentaires
Chères lectrices, chers lecteurs,
Vos avis sont précieux pour faire vivre l'actualité sur Orange.fr. Nous tenions cependant à vous informer que l'espace « commentaires » de nos articles sera suspendu à partir du 29 septembre 2026. La lecture et la publication de messages ne seront plus possibles. Mais rassurez-vous, nos équipes sont mobilisées pour tenter de rétablir cette fonctionnalité.
Bien entendu, vous pourrez continuer à profiter de l'ensemble de vos articles habituels.
Nous vous remercions chaleureusement pour votre fidélité et votre compréhension.
L'équipe éditoriale Orange