Jean Canesse, Media365, publié le mercredi 07 mai 2025 à 22h55
Le PSG s'est qualifié pour la finale de la C1 mercredi soir après sa nouvelle victoire face à Arsenal au Parc des Princes (2-1, 0-1 à l'aller). Il défiera l'Inter Milan le 31 mai prochain.
Cette fois-ci, c'est la bonne. Contrairement à l'an passé, lorsqu'il avait été sorti par Dortmund aux portes de la finale, le PSG a validé mercredi soir son ticket pour l'ultime match de la Ligue des champions 2025. Un stade de la compétition que le club de la capitale avait atteint une seule fois dans son histoire, en 2020, à l'issue d'un Final Eight improvisé en pleine période Covid et grâce à deux matches gagnés contre Bergame et Leipzig. Jamais, en réalité, Paris n'avait réalisé un tel parcours en C1 avant cette saison, remportant tour à tour ses doubles confrontations avec trois cadors de Premier League : Liverpool, Aston Villa et donc Arsenal en ce début mai. Une dernière qualification rendue possible grâce à un nouveau succès décroché face aux Gunners au Parc des Princes (2-1), huit jours après la courte victoire ramenée de Londres (0-1).
Cette deuxième manche en France fut d'ailleurs loin d'être une sinécure pour les joueurs de Luis Enrique, privés de Dembélé au coup d'envoi. Unique buteur à l'aller, l'international tricolore avait quitté la capitale anglaise blessé et c'est finalement Barcola qui a été relancé pour accompagner Doué et Kvaratkshelia en attaque. Plus notable encore, c'est un Arsenal transfiguré qui a abordé cette revanche et les Gunners ont exercé une pression folle d'entrée. Restructurée par le retour au milieu de Partey (précédemment suspendu), l'équipe de Mikel Arteta a totalement étouffé les Parisiens lors de l'entame et elle comptait déjà trois immenses occasions créées après moins de dix minutes.
La nouvelle grande soirée de Donnarumma
Le problème, pour Arsenal, c'est que cette domination ne fut pas récompensée d'un but rapide qui aurait pu tout relancer. De la tête, Rice a d'abord manqué le cadre d'un rien (3ème), Martinelli (4ème) puis Odegaard (8ème) ont eux échoué face à un Donnarumma des grands soirs et les Parisiens sont enfin sortis de leur coquille passé le premier quart d'heure. Kvaratskhelia a ainsi trouvé le poteau d'une superbe frappe brossée du pied droit (17ème) avant que Ruiz ne soit plus heureux du gauche. A l'entrée de la surface, le champion d'Europe espagnol s'est fendu d'une demi-volée très pure, logeant le ballon au ras du poteau avec l'aide de Saliba à la déviation (1-0, 27ème).
Arsenal a semblé un temps accuser le coup avec ce retard de deux buts mais le dauphin de Liverpool en Premier League a continué de produire un football intense. Au retour des vestiaires, il a fallu deux nouvelles parades de Donnarumma pour empêcher Saka de réduire l'écart : la première sur un corner direct (59ème), la seconde sur un tir de l'Anglais qui filait en lucarne (64ème). Passé l'orage, le PSG a pu ensuite se mettre à l'abri, non pas grâce à Vitinha, qui vu son penalty repoussé par Raya (69ème), mais avec le tir limpide d'Hakimi, servi dans la surface par l'entrant Dembélé (2-0, 72ème). Malgré trois buts d'avance, Paris ne s'est pas évité quelques dernières frayeurs : Saka a réduit l'écart très rapidement, en angle fermé (2-1, 76ème), avant de rater un but tout fait face à la cage vide (80ème).
Finalement vainqueur 3-1 lors de cette double confrontation, le PSG rejoint ainsi l'Inter Milan en finale, un club lombard qui avait dû batailler ardemment pour éliminer le FC Barcelone la veille (4-3, a.p., 3-3 à l'aller). Quelle que soit l'issue de ce match, qui pourrait apporter une deuxième C1 au championnat de France après celle de l'OM en 1993, le parcours du PSG est déjà historique.













