Jean Canesse, Media365, publié le mercredi 13 août 2025 à 23h15
Mené 2-0, le PSG s'est imposé aux tirs au but contre Tottenham mercredi soir à Udine (2-2, tab : 4-3), lors de la Supercoupe d'Europe 2025. Lee et Ramos avaient notamment arraché ladite séance.
On ne les avait plus revus depuis un mois tout pile. Le 13 juillet dernier, les Parisiens concluaient leur superbe saison par une légère fausse note : une défaite 3-0 en finale du Mondial des clubs contre Chelsea après sept nouveaux matches dans la compétition Fifa et, surtout, après avoir raflé tout ce qui était possible jusque-là (Ligue 1, Trophée des champions, Coupe de France, Ligue des champions). C'est d'ailleurs parce qu'il s'était adjugé la tant convoitée C1, le 31 mai dernier contre l'Inter Milan (5-0), que le club de la capitale avait rendez-vous ce mercredi soir avec Tottenham, le vainqueur de la Ligue Europa.
A Udine, dans le Stade du Frioul, le PSG a donc disputé son tout premier match de la saison et Luis Enrique en a profité pour retenter un dispositif rarement utilisé : celui avec la présence conjointe des quatre attaquants Dembélé, Kvaratskhelia, Barcola et Doué, le dernier prenant la place de Ruiz (sur le banc) dans l'entrejeu. Avec également les premiers pas de Chevalier dans le but ou la titularisation de Zaïre-Emery au milieu (Neves était suspendu), les Parisiens n'ont pas forcément souffert d'un manque d'automatismes. Ils furent, en revanche, longtemps gênés par l'intense pressing et l'impact global des joueurs de Thomas Frank.
Ramos et Lee, remplaçants fiables
Malgré une possession très largement à leur avantage en première période (70%), les Rouge et Bleu sont rentrés aux vestiaires sans la moindre occasion nette, semblant toujours un voire deux cran en dessous des Spurs physiquement. Les Londoniens, 17èmes de Premier League la saison passée, n'ont pas beaucoup plus œuvré offensivement mais ils surent se montrer tranchants quand l'envie leur en a pris. Après une lourde frappe signée Richarlison, parfaitement repoussée par Chevalier (23ème), le club londonien a trouvé la faille peu de temps avant la pause. Un lointain coup franc de Vicario, une déviation de Romero et une frappe de Betancur ont notamment précédé la parade miraculeuse du nouveau gardien parisien. Miraculeuse, oui, mais vaine, surtout, puisque Van de Ven fut le premier à surgir pour ouvrir le score (0-1, 39ème).
Dès le début de la seconde période, le gardien recruté à Lille ces derniers jours fut bien moins rayonnant et, sur un nouveau coup franc londonien, Romero a poussé Chevalier à la faute d'une reprise de la tête pourtant à sa portée (0-2, 48ème). On voyait mal, à cet instant, comment le PSG s'en sortirait. C'était sans compter l'entrée déterminante de Ruiz dans l'entrejeu et celles suivantes de Lee et Ramos, buteurs précieux. Le meneur sud-coréen a d'abord relancé l'espoir d'une sublime frappe des 20 mètres (1-2, 85ème) avant que Ramos, parfaitement servi par Dembélé, n'arrache la séance des tirs au but d'une tête croisée (2-2, 90ème+4). Une séance lors de laquelle les deux entrants ont marqué et qui a vu Chevalier se remettre en valeur avec un arrêt devant Van de Ven. Elle a surtout permis à Paris de démarrer sa saison avec un premier trophée honorifique, quatre jours avant sa reprise en Ligue 1 sur le terrain de Nantes.













