Rythme défaillant et défense, les deux épines du Bayern

Rythme défaillant et défense, les deux épines du Bayern©Media365
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Alessandro Pitzus, publié le mercredi 13 avril 2016 à 07h59

Auteur d'une prestation inégale en quart de finale aller de la Ligue des Champions contre Benfica, le Bayern Munich est loin d'être à l'abri avant un retour qui ne s'annonce pas aussi facile que prévu à Lisbonne.

Le Bayern est une formidable machine à jouer en Ligue des Champions. Le problème, c'est que cela ne dure jamais 90 minutes sur la scène européenne. Contre Benfica, la formation de Pep Guardiola a écrasé son adversaire pendant une grosse demi-heure. Pressing constant, bloc haut, ailiers qui harcèlent sur les côtés... Les Bavarois ont étouffé les Portugais d'entrée. Ce n'était d'ailleurs pas étonnant de les voir inscrire le seul but du match par l'intermédiaire d'Arturo Vidal après 120 secondes de jeu. Un départ canon et pas grand-chose ensuite.

Comme souvent, le Bayern a maîtrisé les débats en confisquant le ballon. Mais une possession stérile n'a jamais permis à une équipe de marquer des buts. « On n'a pas eu autant d'occasions qu'on l'aurait souhaité. On aurait aimé mettre un deuxième but (...) On aura besoin de plus d'envie et de détermination pour la seconde manche », analysait Thomas Müller, bien discret à l'aller, après la rencontre. Moins percutant, moins souverain aussi, le Bayern s'est heurté à un bloc portugais qui a pris confiance petit à petit en multipliant les contres. Le triple champion d'Allemagne a joué une heure avant de s'éteindre brusquement. Et sans un grand Manuel Neuer dans les 30 dernières minutes, l'équipe munichoise n'aurait pas gardé sa cage inviolée.
Le bricolage défensif ne va pas pouvoir durer éternellement
C'est d'ailleurs toute la défense du Bayern Munich qui donne des sueurs froides à Pep Guardiola depuis plusieurs mois. Contraint de devoir composer avec les absences sur blessure de Jérôme Boateng, Mehdi Benatia et Holger Badstuber, le coach espagnol est obligé de mettre en place des défenses expérimentales. David Alaba et Joshua Kimmich, qui ne sont pas des défenseurs centraux de métier, ont été obligés de dépanner.

Un intérim qui a plus ou moins tenu la route. Mais la grosse frayeur contre la Juventus et les oublis défensifs répétitifs en C1 sont venus rappeler à quel point l'arrière-garde bavaroise était fragile. Le Bayern est moins infaillible que par le passé. Techniquement et tactiquement, le club allemand a des trous d'air. Les retours de Javi Martinez et de Jérôme Boateng devraient permettre de ramener de la sérénité. Et elle ne sera pas de trop si le Bayern veut s'installer à nouveau sur le trône continental.

 
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