Juba Touabi, Media365 : publié le mardi 05 mai 2026 à 18h56
À la veille de la demi-finale retour de Ligue des champions sur la pelouse du Bayern Munich, mercredi soir, l'entraîneur du Paris Saint-Germain Luis Enrique s'est exprimé en conférence de presse.
Pas question de gérer le mince avantage acquis à l'aller (5-4). Le PSG ira chercher la finale. Il y a des entraîneurs qui, à la veille d'un tel rendez-vous, multiplient les précautions oratoires. Luis Enrique, lui, choisit la voie inverse. Devant les médias, le technicien espagnol a balayé l'idée même d'un calcul d'épicier. « On n'a pas besoin de défendre un résultat, puisque notre objectif est de chercher à gagner », a-t-il martelé. L'aller avait laissé les observateurs pantois : neuf buts, deux équipes incapables, ou peu désireuses, de tenir un score. Interrogé sur la possibilité d'un scénario plus prudent au retour, Luis Enrique n'a pas tergiversé. « Aucune des équipes n'accepte que l'autre soit meilleure, et ça peut donner un match de nouveau "amusant" », a-t-il prévenu. L'entraîneur parisien refuse les pronostics. « Peu importe ce que j'attends. Ce sera un match de très haut niveau entre les deux meilleures équipes d'Europe, avec l'idée d'arriver en finale. C'est un scénario passionnant pour tout le monde. »
« On peut encore améliorer notre performance »
Au-delà du discours offensif, Luis Enrique a insisté sur un autre paramètre : la maîtrise mentale. « C'est très important de contrôler les émotions, c'est plus facile à dire qu'à faire, mais on a l'expérience de l'année dernière, on a montré une résilience incroyable dans les moments difficiles », a-t-il rappelé, en référence au parcours victorieux du PSG la saison passée. Le retour sur les lieux du sacre n'est pas anodin. « Revenir à Munich sera toujours un vrai plaisir, parce qu'on peut se souvenir de ce qu'on a vécu », a souri l'Espagnol.
L'un des moments les plus révélateurs de la conférence de presse a été cette comparaison inattendue avec le tennis. Évoquant le Bayern Munich, Luis Enrique a cité Rafael Nadal : « Nadal a dit que la rivalité avec Federer et Djokovic avait été une motivation, l'avait aidé à s'améliorer. C'est comme ça avec le Bayern : on a de l'admiration pour eux, mais c'est une motivation pour montrer notre meilleur niveau. » Le technicien parisien ne cache donc rien : le club bavarois est, à ses yeux, « le plus fort qu'on ait jamais affronté ». Une lucidité qui n'altère en rien sa conviction. « On a fait un très bon boulot, jusque-là, et c'est le moment de donner un petit quelque chose de plus pour arriver à cette finale. » Enfin, Luis Enrique refuse de se contenter du match aller. « On peut encore améliorer notre performance. On va chercher à être plus compétitifs que jamais, parce qu'on a besoin d'être plus compétitifs que jamais. »














