Paul Rouget, Media365 : publié le jeudi 07 mai 2026 à 11h15
L'entraîneur espagnol récolte les louanges de la presse européenne, après la nouvelle qualification du PSG pour la finale de la Ligue des champions.
Devenu le roi de Paris l'an dernier, en offrant au PSG son premier sacre en Ligue des champions à l'issue d'une finale mémorable, Luis Enrique est encore un peu plus entré dans l'histoire du club parisien mercredi soir, mais aussi du football. Huit jours après sa mythique victoire 5-4 face au Bayern lors de la demi-finale aller, le champion d'Europe est allé décrocher à Munich un match nul 1-1 qui va lui permettre de défendre son titre contre Arsenal le 30 mai prochain à Budapest.
« Luis Enrique a ordonné à ses joueurs de mettre leur ego de côté »
Et pour la presse européenne, c'est avant tout la consécration de Luis Enrique, déjà vainqueur de la C1 en 2015 avec le Barça et donc en quête d'une troisième couronne. « L'entraîneur espagnol est le maître d'œuvre de ce nouveau PSG, bâti sur les cendres de l'ère des superstars où Lionel Messi, Kylian Mbappé et Neymar incarnaient les figures emblématiques d'une équipe dysfonctionnelle et individualiste, qui n'a jamais ressemblé à une véritable équipe », écrivent les Anglais de la BBC, ajoutant que l'ancien sélectionneur espagnol « a ordonné à ses joueurs de mettre leur ego de côté - ou a écarté ceux qui refusaient. »
« La beauté du PSG de Luis Enrique »
En Italie, la Gazzetta dello Sport est sous le charme de « la beauté du PSG de Luis Enrique », un ancien coach de la Roma qui a « largement dominé Kompany » lors de cette double confrontation. Et « l'entraîneur espagnol a retrouvé son football total : plus fort encore que celui d'Arsenal, qu'il affrontera en finale le 30 mai à Budapest. » Mais c'est évidemment en Espagne que Luis Enrique est le plus salué. Notamment dans un éditorial de Marca, où on regrette le traitement qui lui a été infligé dans son pays quand il était sélectionneur de la Roja.
« À un pas d'accomplir l'impensable »
« On manquait de patience envers lui. On ne le comprenait pas, et on ne lui pardonnait pas ses quelques erreurs, admet Jaime Rincon dans le quotidien madrilène. Mais aujourd'hui, cet entraîneur qui a semé la discorde, instillé l'hostilité et mené l'Espagne à la dérive est en passe de remporter son troisième titre en Ligue des champions, sauf intervention d'Arsenal. Il est à un pas d'accomplir l'impensable dans un club où stars et entraîneurs, millions et millions d'euros, se sont succédé en vain. »














