PSG : Le collectif avant tout

PSG : Le collectif avant tout©Media365

Rémi Farge, publié le mardi 22 octobre 2019 à 07h52

Ce mardi soir à Bruges (21h00), le PSG cherchera à continuer son bon début de saison en Ligue des Champions. Pour cela, les Parisiens tenteront de miser sur leur collectif et moins sur leurs stars. Une idée qui semble obséder Thomas Tuchel.

Trop souvent sonné. Trop souvent moqué. Et sûrement encore un peu traumatisé de ses échecs passés. D'un plus que les autres, la saison dernière, en 8eme de finale retour contre Manchester United. Thomas Tuchel était déjà sur le banc parisien, et la plupart des joueurs qu'il a encore sous ses ordres étaient eux sur le terrain. Alors, on cherche des solutions depuis plusieurs mois pour éviter un nouveau fiasco. Et on s'inspire de ce qu'on entend à droite, à gauche, en France comme à l'étranger. Souvent, c'est le côté individualiste du champion de France en titre qui a été pointé du doigt. Comme si cette addition de stars ne suffisait pas pour faire faire naître un collectif redoutable, à l'instar de ce que peuvent être le Liverpool de Klopp ou le Manchester City de Guardiola.

Tuchel s'agace quand on lui parle de hiérarchie en attaque

La conférence de presse de Thomas Tuchel, lundi, a été un modèle du genre. Avant d'affronter le Club Bruges, le technicien allemand a surtout été interrogé sur des cas isolés. Plus que sur le match contre le leader invaincu du championnat belge en tout cas. Et ça l'a presque agacé, parce qu'il avait des messages à faire passer. « Je ne pense pas à ça, a -t-il soufflé quand on lui a demandé si une hiérarchie avait été établie entre Edinson Cavani et Mauro Icardi. Je réfléchis à la meilleure solution pour l'équipe pour ce match à Bruges, et à rien d'autre. Il n'y a pas de question de hiérarchie. Jouer un match de Ligue des Champions à l'extérieur est la chose la plus compliquée qui soit. C'est de ce défi dont il faut parler, pas de hiérarchie entre les attaquants », a-t-il insisté.

Les exemples de ce type ne manquent pas. Autre volet avec les retours à la compétition d'Edinson Cavani et de Kylian Mbappé, dont on ne sait pas s'ils démarreront ce mardi soir. « Mbappé et Cavani ont été absents longtemps et nous ont manqué. Mais en leur absence, les autres ont montré de quoi ils étaient capables et ont montré qu'on pouvait jouer comme une équipe », a déclaré Thomas Tuchel. En même temps, difficile de lui donner tort quand on se remémore la large victoire contre le Real Madrid en ouverture de cette phase de groupes de Ligue des Champions. Un succès référence qui a marqué les esprits sur le continent et qui fait même dire à l'entraîneur brugeois Philippe Clément que le PSG « est encore un cran au-dessus (du Real). »

Gueye n'est pas là ? Paredes et Herrera feront le boulot

A Bruges, le club de la Capitale sera privé de Neymar et d'Idrissa Gueye, deux autres individualités très importantes. Mais là encore, sur le forfait du milieu sénégalais, Thomas Tuchel a répondu avec cette obsession du collectif : « Idrissa va beaucoup nous manquer car il est un joueur clé. Mais Ander (Herrera) ou Leo (Paredes) ont montré qu'ils étaient capables de jouer avec le même niveau », insiste l'ancien coach de Dortmund. On le croit si on veut, mais un constat saute aux yeux depuis le début de la saison. Par son Mercato, par sa façon de gérer le groupe et par ses déclarations devant la presse, l'entraîneur du PSG veut insuffler quelque chose de nouveau. Un état d'esprit collectif qui doit transformer le PSG en machine à gagner plus qu'en machine à cash.

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