Paul Rouget, Media365 : publié le jeudi 10 avril 2025 à 10h30
Emiliano Martinez, qui voulait se rappeler au bon souvenir du public français, a vécu un enfer mercredi soir avec Aston Villa au Parc des Princes, où il a été copieusement insulté et a encaissé trois buts en quarts de finale aller de la Ligue des champions.
Une (énième) provocation qui n'a pas payé. Débarqué à Paris avec une casquette rappelant notamment son sacre contre les Bleus en finale de la dernière Coupe du monde, Emiliano Martinez, gardien le plus détesté des Français depuis, en a encore rajouté une couche pour ce quart de finale aller de Ligue des champions entre le PSG et son équipe d'Aston Villa. Le portier argentin avait fait une petite teinture aux couleurs de son pays dans les cheveux, histoire de bien rappeler au public français qu'il a privé les hommes de Didier Deschamps d'un nouveau sacre mondial en 2022.
Sauf qu'il aura au final passé une soirée cauchemardesque, conclue par une victoire 3-1 du club parisien lors de ce quart de finale de Ligue des champions à sens unique, remporté 3-1 par les joueurs de la capitale. Dès son arrivée sur la pelouse du Parc des Princes, le fantasque « Dibu » a essuyé des sifflets, qui ont duré toute la soirée, mais aussi des chants insultants, en français mais aussi en espagnol. Ce qui n'a pas eu l'air de perturber celui qui en a vu d'autres, particulièrement lors de chauds affrontements en Amérique du Sud. Et s'il a sauté de joie quand Morgan Rogers a ouvert le score contre le cours du jeu (35e), il a vite déchanté.
« On peut le faire à la maison »
Martinez s'était jusqu'alors montré impeccable face aux attaquants parisiens, Ousmane Dembélé et Désiré Doué en tête, repoussant toutes leurs (nombreuses) tentatives lors de la première demi-heure. Mais il n'a rien pu faire sur un missile exceptionnel de Doué (39e), ni sur une frappe presque autant sublime de Khvicha Kvaratskhelia qui est venue se loger dans sa lucarne (49e), là aussi avec l'aide d'un montant.
Impuissant, il allait s'interposer sur les nouvelles opportunités du PSG, avant d'être battu une troisième fois dans le temps additionnel, enrhumé, comme son défenseur, par la feinte de Nuno Mendes (90e+2). « On peut le faire à la maison », a ensuite écrit celui qui garde toujours la foi avant le match retour, mardi prochain à Birmingham.














