Marseille, Lyon, Lille, Strasbourg, Monaco, Lens ... Les clubs se réunissent contre la réforme de la Ligue des Champions

Marseille, Lyon, Lille, Strasbourg, Monaco, Lens ... Les clubs se réunissent contre la réforme de la Ligue des Champions©Media365
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Rédaction , publié le mardi 07 mai 2019 à 10h45

Après l'annonce de la réforme de la Ligue des Champions prévue en 2021, les clubs ont décidé d'organiser la contestation. Une réunion avec plus d'une centaine de clubs est organisée ce mardi à Madrid. Dans le sillage de Didier Quillot, la Ligue 1 compte y jouer un rôle important.

Quelques semaines avant les élections européennes, les clubs de football vont aussi connaître un grand jour pour avoir leur mot à dire sur leur futur continental. Ce mardi, plus de 150 formations de toute l'Europe sont attendues à Madrid. Elles étaient 900 à avoir été invitées par l'association des championnats européens. L'objectif de cette réunion ? Echanger au sujet de la réforme de la Ligue des Champions proposée par l'ECA pour 2024. Pour lutter contre la Ligue semi-fermée envisagée, la contestation s'organise. Et les clubs français comptent faire entendre leur voix. 19 clubs de Ligue 1 et Ligue 2 sont attendus dans la capitale espagnole d'après L'Equipe. Parmi eux, Monaco, Lille, Marseille, Lyon, Nice, Strasbourg ou Lens. Mais pas le PSG qui est favorable à une Superligue. Cette réunion sera la première d'une longue série qui pourrait bien décider de l'avenir du football européen de clubs. « La prise de conscience est réelle et la mobilisation s'organise. Il faut que l'UEFA revoie sa copie. Il y a une très grande majorité, en France, défavorable à ce projet »a confié Didier Quillot dans le quotidien sportif français.  Et pour que la situation actuelle dure, les nombreux clubs qui se sentent lésés par le projet de l'ECA et des grandes écuries vont devoir s'entendre.

Didier Quillot : « Un projet de Ligue des Champions dangereux pour trois raisons»

Les discussions de ce mardi ont justement cette vocation. Leur objectif est d'avoir un discours cohérent en vue d'une autre réunion. Mercredi à Nyon, c'est l'UEFA qui rentre dans le jeu avec un rendez-vous entre son comité exécutif et la direction d'European Leagues. Avec le nouveau modèle de compétition, les championnats nationaux pourraient être menacés par l'organisation de rencontres européennes le week-end. Un scénario qui déplaît aux instances nationales dont la LFP. Didier Quillot, le directeur général exécutif de la LFP sera à Madrid mardi. Dans L'Equipe, il a notamment confié ses inquiétudes vis-à-vis d'un projet qu'il estime dangereux. «Ce projet est dangereux pour trois raisons. Il alourdirait significativement le calendrier. Il y aurait en effet quatorze matches au lieu de six en phases de groupes. Un joueur international qui irait en finale de Ligue des Champions pourrait jouer entre 70 et 80 matches sur une saison avec deux rencontres par semaine entre août 2024 et juin 2025. Il existe un autre risque, pour les sélections nationales celui-là, car il est prévu de réduire le nombre de semaines pour les sélections. Et enfin, il y a un risque pour la survie des Coupes nationales.» Le football français s'organise également avec la tenue d'une assemblée générale extraordinaire en mai. Si le combat est intense en Ligue 1 et ailleurs pour accéder à la prochaine Ligue des Champions, un autre d'une même férocité a été entamé pour l'édition 2024.

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