Ligue des Champions - Tirage au sort : Pourquoi Monaco est plus en danger que le PSG

Ligue des Champions - Tirage au sort : Pourquoi Monaco est plus en danger que le PSG©Media365

Geoffrey Steines, publié le jeudi 24 août 2017 à 07h35

Pour diverses raisons, Monaco a bien plus de chances que le PSG d'hériter d'un groupe relevé jeudi lors du tirage au sort de la phase de groupes de la Ligue des Champions (18h00), et ce malgré sa présence dans le pot 1. La faute à des circonstances favorables au club parisien.

Comme à chaque tirage au sort, il y aura un mélange d'excitation et d'appréhension dans les états-majors des clubs concernés jeudi, avant celui de la phase de groupes de la Ligue des Champions (18h00). Le deuxième sentiment pourrait prendre le pas sur le premier à Monaco, plus en danger de se retrouver dans une « poule de la mort » que le PSG, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Parce qu'avec son statut de championne de France en titre, l'ASM a sa place réservée dans le pot 1, selon une réforme mise en place depuis la saison 2015-16. Le chapeau des têtes de série est constitué du vainqueur de la dernière Ligue des Champions et des champions des sept premiers pays à l'indice UEFA. Le souci pour Monaco, qui fait le bonheur du PSG, c'est que le tenant de la C1 et le même que celui de la Liga, à savoir le Real Madrid. Une situation dont profite le Shakhtar Donetsk, champion d'Ukraine, huitième nation européenne de clubs, pour intégrer le pot 1. Ce qui décale tout dans les autres chapeaux, à commencer par le deuxième.

A part Porto, Monaco risque du très gros
 

En effet, il est sur le papier bien plus relevé que celui des têtes de série. Y figurent six clubs ayant disputé au moins un quart de finale de Ligue des Champions ces trois dernières années (FC Barcelone, Atlético Madrid, PSG, Borussia Dortmund, Manchester City, FC Porto) et les vainqueurs des quatre dernières éditions de la Ligue Europa (FC Séville, Manchester United). Autre symbole du risque bien plus grand qu'encourt Monaco, à domicile pour ce tirage : l'adversaire a priori le plus faible dont il pourrait hériter est le FC Porto. Autour du club portugais, décimé cet été et peu actif dans le sens des arrivées, il n'y a que des cadors. A côté de ça, le PSG dispose de deux chances sur sept d'affronter le Shakhtar Donestk ou le Spartak Moscou. Le club ukrainien, il lui avait infligé un 5-0 combiné sur les deux matchs de poule en 2015-16. Le champion de Russie en titre occupe, lui, la 106eme place au classement UEFA, après quatre saisons de suite sans avoir disputé la moindre phase finale de Coupes d'Europe (éliminations dans les tours préliminaires de Ligue Europa en 2013 et 2016).

Des pièges de partout dans le pot 3
 

Le PSG n'est pas pour autant à l'abri de se voir verser dans un groupe costaud. Par exemple, il a une chance sur cinq de se retrouver avec le Real Madrid, comme en 2015-16, puisqu'il y a trois clubs espagnols avec lui dans le pot 2. Le Bayern Munich et la Juventus Turin sont d'autres énormes morceaux, avec Chelsea un cran en-dessous et le Benfica Lisbonne encore derrière. Sans oublier qu'il y a aussi du lourd dans le pot 3, à commencer par un Naples impressionnant en barrages contre Nice (4-0 sur la double confrontation) et considéré comme le favori pour la succession de la Juventus Turin en Serie A. Tottenham, l'AS Rome ou Liverpool pourraient aussi constituer de sacrés pièges pour Parisiens et Monégasques dans la course à l'une des deux places qualificatives pour les huitièmes de finale. Même l'Olympiacos et le Besiktas sont à éviter en raison du contexte bouillant lors de déplacements au Pirée ou à Istanbul.
Même le pot 4 incite à la méfiance
Concernant le pot 4, il y a là encore des clubs référencés au niveau continental, que ce soit pour leur histoire (Celtic Glasgow, Sporting Lisbonne, CSKA Moscou), leurs parcours récents dans les compétitions européennes (APOEL Nicosie) ou leurs réussites dans leur championnat la saison passée (RB Leipzig, Feyenoord). Seuls Maribor, champion de Slovénie qui participera à la phase de groupes pour la troisième saison de son histoire, et Qarabag, premier club azéri qualifié à ce stade de la compétition feront réellement figure de Petits Poucets. Bref, Monaco et le PSG ont bien des raisons de se ronger les ongles jusqu'au sang d'ici au verdict. Même si après la théorie des boules, il sera temps de faire parler la vérité du terrain. Et elles ne coïncident pas toujours.

 

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