Ligue des Champions - Real Madrid : " Il faut savoir souffrir ", telle est la devise de ce Real

Ligue des Champions - Real Madrid : " Il faut savoir souffrir ", telle est la devise de ce Real©Media365
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Geoffrey Steines, publié le mercredi 02 mai 2018 à 00h50

Le Real Madrid a reconnu mardi avoir dû batailler pour se hisser en finale de la Ligue des Champions aux dépens du Bayern Munich (2-2). Une vieille habitude désormais pour le double champion d'Europe en titre, tout heureux de viser le triplé à Kiev le 26 mai prochain.

Ce Real Madrid n'a décidément pas peur de salir son maillot blanc immaculé. Encore une fois, comme souvent au cours de ces trois années de domination sur l'Europe du football, il a dû s'arracher mardi pour venir à bout du Bayern Munich en demi-finale retour de la Ligue des Champions (2-2). Mais ce n'est plus une surprise ou un hasard, tant le club merengue en a fait une marque de fabrique avec Zinedine Zidane à sa tête. « C'était un match fou et très beau à voir, c'est bien pour le public et bien pour le football, a lancé l'entraîneur madrilène après la rencontre. Il faut féliciter notre adversaire qui a fait un grand match. En football, il faut savoir souffrir, on connaît l'exigence du haut niveau. On ne peut pas être en finale sans souffrir. Et c'est encore meilleur, encore plus beau, quand on souffre. »Zidane : « Jusqu'à la dernière minute, on ne lâche pas »Si tel est le cas, alors cette qualification du Real est magnifique. Parce qu'il a souffert comme rarement, à l'image d'un Keylor Navas ultra-sollicité et héros de la qualification en compagnie de Karim Benzema, auteur d'un doublé salvateur. « Il le méritait, il a beaucoup travaillé, il n'a jamais rien lâché », s'est félicité Zidane au micro de beIN Sports au sujet de son compatriote. Ne jamais rien lâcher, c'est un leitmotiv au Real Madrid. Et ce malgré l'ouverture du score rapide de Joshua Kimmich. Elle a pourtant fait ressurgir les démons de la qualification au forceps au tour précédent contre la Juventus Turin, qui avait aussi pris très vite les devants à Santiago-Bernabéu en quarts de finale retour. « Ce but pris rapidement nous a empêchés d'être en confiance, a reconnu Zidane. Jusqu'à la dernière minute, on ne lâche pas. C'est l'ADN de ce club. Mais c'est aussi vrai pour le Bayern. C'est pour ça qu'on aime le foot. »

Kroos : « Nous avons utilisé sans pitié les erreurs du Bayern »C'est aussi pour son lot d'imprévus, comme cette incroyable boulette de Sven Ulreich qui a offert le deuxième but à Karim Benzema dès le début de la seconde période. « Nous avons utilisé sans pitié les erreurs du Bayern », a souri Toni Kroos sur Sky Allemagne. Ce qui est vrai autant sur le match aller que sur le retour, les Munichois ayant globalement semblé supérieurs sur la double confrontation. Même si ce n'est pas l'avis de Sergio Ramos. « Nous avons souffert, mais dans l'ensemble, nous avons été meilleurs sur l'ensemble des deux matches, a estimé le capitaine du Real au micro de Mega. L'équipe mérite d'aller à Kiev. Nous avons su faire bloc, nous avons su souffrir ensemble et c'est l'âme de notre équipe. (...) Je suis fier de cette équipe. Quand on y met toute son âme, quand on joue avec son cœur, quand on voit le sacrifice réalisé, voilà la récompense : jouer une nouvelle finale. Il faut y croire, sans trop bomber le torse. »Zidane : « Même si on n'a rien gagné, c'est quand même un truc énorme »Troisième entraîneur de l'histoire à disputer trois finales de Ligue des Champions de suite, Zidane avait bien conscience d'écrire une page à part avec son équipe. C'est pourquoi l'ancien numéro 10 des Bleus voulait insister sur le caractère particulier de l'épopée actuelle du Real, symbolisée par cette rencontre face au Bayern. « Ce n'est pas un match normal, mais quand le dénouement se fait de cette façon là, c'est forcément bien. On aime aussi le foot pour ça, pour ces émotions-là. Ça peut pencher dans un sens ou dans l'autre, mais on a cru en ce qu'on faisait, on a cru qu'on pouvait encore défendre notre titre et c'est ce qu'on va faire. Même si on n'a rien gagné, on est en finale, c'est quand même un truc énorme. (...) Nous ne sommes qu'en finale, mais nous pouvons être contents et il faut l'être. Ce n'est pas normal d'être en finale pour la troisième fois d'affilée. » Et pourtant bien réel.A voir aussi :>>> La question brûlante : Ce Real Madrid fait-il un beau finaliste ?>>> Il a suffi d'une soirée pour que Karim Benzema fasse tout oublier

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