Ligue des Champions - PSG : Les médias européens se déchaînent contre Paris

Ligue des Champions - PSG : Les médias européens se déchaînent contre Paris©Media365
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Rémi Farge, publié le mercredi 07 mars 2018 à 00h40

Les médias européens se sont déchaînés contre le PSG après l'élimination contre le Real Madrid en Ligue des Champions.

Une photo de Cristiano Ronaldo célébrant son but avec Dani Carvajal à ses côtés, juste après l'ouverture du score du Real Madrid sur la pelouse du PSG. Et un titre, « Para que aprendan », qui, traduit littéralement, signifie « ça leur apprendra ». Voilà comment Marca a choisi d'illustrer la qualification des Merengue pour les quarts de finale de la Ligue des Champions, au lendemain du succès des hommes de Zinedine Zidane au Parc des Princes (1-2). « Le champion d'Europe a remis le PSG à sa place avec une leçon de football », écrit le journal espagnol.

« Le football ne s'achète pas avec de l'argent »Même son de cloche chez Mundo Deportivo, qui tape encore plus fort : « Les Parisiens voulaient gagner le match avec leurs Ultras et ont découvert que le football ne s'achète pas avec de l'argent », écrit le journal catalan, qui passe plus de temps à évoquer la puissance financière du PSG et les fumigènes craqués par ses supporters qu'à analyser la rencontre. En Italie, c'est Dani Alves qui est particulièrement visé. Un éditorial de la Gazzetta dello Sport est très virulent à l'encontre du défenseur brésilien. En cause, la phrase lâchée par l'ancien Turinois à son départ de la Juventus : « Je pars pour gagner la Ligue des Champions ». « Et maintenant ? », lui répond la Gazzetta, qui estime qu'Alves « a ruiné le moral et le courage de ses coéquipiers » en se rendant coupable de l'erreur amenant le premier but du Real Madrid.« Il manque l'institution »Consultant pour Mediaset Premium, l'ancien entraîneur du Milan AC Arrigo Sacchi a lui pointé du doigt les manques collectifs du PSG : « Le Real a affronté un adversaire très faible. Le PSG est un groupe de joueurs, le mot 'jeu' peut paraître abstrait, difficile à décrire, mais il a fait toute la différence ce soir. Les idées ne s'achètent pas », lâche carrément Sacchi. Ce dernier s'en prend même directement à son compatriote Marco Verratti, expulsé pour contestation mardi soir : « Il manque le club au PSG, il manque l'institution. Le club passe avant tout. Quand tu vois Verratti et son attitude, ça veut dire qu'il n'y a pas de club derrière. »« Sans le transfert du roi, le PSG n'a rien pu faire contre la famille royale »Nos confrères allemands de Sport Bild versent davantage dans la poésie, rappelant que « sans le transfert du roi, le PSG n'a rien pu faire contre la famille royale. » Même sens de la formule en Angleterre, où le Daily Mail juge que « le seul endroit où le PSG a manqué d'étincelles, c'est sur le terrain ». Le Sun s'interroge lui sur l'avenir du club de la Capitale, et notamment celui d'Unai Emery. « Après avoir dépensé des sommes record pour recruter Neymar et Kylian Mbappé, Unai Emery s'attendait au minimum à se qualifier pour les demi-finales », écrit le tabloïd, qui ajoute que le but de Casemiro a mis fin au suspense « et peut-être au travail d'Emery ».

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