Ligue des Champions - Liverpool : La meilleure arme anti-Guardiola, c'est Jürgen Klopp

Ligue des Champions - Liverpool : La meilleure arme anti-Guardiola, c'est Jürgen Klopp©Media365

Geoffrey Steines, publié le mercredi 04 avril 2018 à 07h20

Comme la victoire spectaculaire de Liverpool contre Manchester City en janvier (4-3) l'a confirmé, Jürgen Klopp sait y faire contre Pep Guardiola. Un sacré atout dans la manche des Reds avant la double confrontation en quarts de finale de la Ligue des Champions.

« J'ai vu la réaction de Pep Guardiola et il n'était pas heureux non plus. » Jürgen Klopp le sait, le manager de Manchester City a bien des raisons de regretter le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des Champions, qui a imposé Liverpool comme adversaire à son équipe (match aller ce mercredi à 20h45). En effet, le technicien allemand est un spécimen unique en Europe : il a un bilan positif contre l'entraîneur le plus titré du Vieux Continent sur la dernière décennie. Il a remporté six de ses douze confrontations sur le banc avec l'ex-coach du FC Barcelone, pour cinq défaites et un nul. Le dernier rendez-vous entre les deux hommes remonte à janvier dernier en Premier League et Liverpool était devenu la première équipe à faire tomber City cette saison en championnat (4-3).Malgré la claque, Liverpool avait fait trembler City à l'allerA ce jour, ce revers est toujours le seul de l'incontestable leader et ce match restera probablement comme le plus fou de l'année outre-Manche. Un rythme dingue, un duel tactique savoureux, une ambiance électrique et trois buts de Liverpool en neuf minutes pour tuer le match : il y avait tous les ingrédients d'un chef-d'œuvre. Rien de bien étonnant avec deux managers à la philosophie de jeu si portée vers l'avant. « Pour ceux qui ont vu nos deux affrontements en Premier League cette saison, et ces dernières années depuis que Pep est arrivé, et pour être honnête, même avant cette époque, ils savent que c'est toujours un match excitant », a soufflé Klopp dans un entretien accordé à l'UEFA. L'ancien entraîneur de Mayence a raison d'évoquer le match aller en Premier League. Parce que s'ils avaient sombré en infériorité numérique en seconde période (5-0), les Reds avaient sérieusement bousculé les Citizens pendant une grosse demi-heure.Klopp « le meilleur » dans son registre pour GuardiolaA croire que rien n'est simple pour Guardiola quand il croise la route de Klopp, et ce depuis leur toute première confrontation. « J'ai beaucoup appris en Allemagne, la première fois que j'ai joué contre lui en Supercoupe. Je me suis dit : « Ouaaah », c'était une bonne leçon pour moi et nous avions perdu 3-2. J'ai appris comment contrôler cette situation, mais ce n'est pas facile. » A tel point que le technicien catalan faisait de Klopp « le meilleur manager au monde » dans son registre : « pour créer des équipes qui attaquent la défense, avec beaucoup de joueurs et de l'intensité, avec ou sans le ballon ». « Ils attaquent surtout à l'intérieur, parfois sur les ailes, et ils le font vraiment bien, expliquait Guardiola en décembre 2016. Il n'y a aucune autre équipe dans le monde qui attaque dans l'axe avec autant de joueurs. » Cette bataille du milieu, dans le sens de la longueur comme de la largeur, sera à coup sûr l'une des clés du duel tactique que se livreront deux des entraîneurs les plus novateurs de leur génération.Klopp : « Ce n'est pas de la sorcellerie »Mais ils ont beau avoir des principes en commun, ils ne font pas avec les mêmes outils. « Le positionnement est important, mais ce n'est pas de la sorcellerie, a indiqué Klopp au sujet du travail de son homologue. Ce n'est pas inhabituel juste parce que les ailiers rentrent à l'intérieur, mais quand les joueurs sont en position, ils bougent toutes les millisecondes pour être disponibles. Et quand ils le sont, c'est là que la qualité individuelle du joueur devient importante. Ils sont déjà bien positionnés sur le terrain, ils savent ce qu'il se passe autour d'eux, ils sont très bien orientés et ils peuvent passer le ballon dans la zone suivante. C'est ce qui les rend extraordinaires. » Une manière pour Klopp de rappeler que jamais, dans sa carrière, il n'a bénéficié des mêmes moyens humains et financiers que Guardiola, sans que cela ne l'empêche de le dominer sur le banc. Un discours qui tend à désacraliser « Pep », pour mieux convaincre ses joueurs que l'exploit est possible.Klopp : « Il n'y a aucune garantie que ça marchera »Pour le réaliser, Klopp ne cédera rien sur ses principes fondamentaux. Il s'imagine même montrer la voie à suivre pour les futurs adversaires des Skyblues, à condition de réussir le match parfait pour que son traditionnel « gegenpressing » ne se retourne pas contre sa formation. « La façon dont nous attaquons l'adversaire, la façon dont nous défendons haut, c'est inconfortable. Si nous le faisons bien, ils auront des difficultés à s'en sortir. Je pense que plein d'entraîneurs à travers le monde regarderont ces matchs pour trouver une solution à comment bien défendre et ce faisant te donner une chance d'être plus dangereux en attaque contre les meilleures équipes, comme Barcelone ou Man City. Ce sera très excitant. Il n'y a aucune garantie que ça marchera. Au bout du compte, ce sont les gars sur le terrain qui décideront du match. » Pas seulement. Ceux sur le banc auront aussi leur mot à dire. Avec un avantage certain pour Klopp.

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