Ligue des Champions : Ce sera PSG - Leipzig

Ligue des Champions : Ce sera PSG - Leipzig©Media365

Rédaction , publié le jeudi 13 août 2020 à 23h05

Leipzig a pris le meilleur sur l'Atlético Madrid jeudi (2-1), dans les ultimes minutes de son quart de finale de Ligue des Champions.



Le PSG est fixé. 24 heures après avoir renversé l'Atalanta Bergame (1-2), le club de la Capitale connaît l'identité de l'adversaire qu'il affrontera en demi-finales de la Ligue des Champions mardi (21h00) : il s'agit du RB Leipzig. Les Rotten Bullen ont en effet pris le meilleur sur l'Atlético Madrid ce jeudi (2-1) et accèdent au dernier carré de la plus prestigieuse des compétitions européennes pour la première fois de leur histoire.

On savait à quoi s'attendre et, de ce point de vue, il n'y a pas vraiment eu de surprise. Dès l'entame du match, l'Atlético Madrid a montré qu'il comptait rester fidèle à lui-même. Avec ce quadrillage parfait du terrain, cette abnégation sans faille dans les duels et cette faculté, grâce à des flèches nommées Renan Lodi ou Yannick Carrasco, de placer quelques banderilles. C'est d'ailleurs à l'issue de l'une d'entre elles que le Belge a fait chauffer les gants de Péter Gulacsi, pour ce qui a constitué la plus belle opportunité du premier acte (13e).

Face à cette équipe madrilène bien regroupée et toujours prompte à se projeter en contre, le RB Leipzig a certes multiplié les combinaisons fluides et les sorties de balle rondement menées. Mais la trop grande maladresse des hommes de Julian Nagelsmann à l'approche de la zone de vérité ne les a empêchés de se procurer de véritables occasions de but. Il leur manquait peut-être un finisseur, un renard des surfaces. Il leur manquait sans doute Timo Werner, parti rejoindre Chelsea dès la fin de la saison de Bundesliga. C'est du moins ce que l'on se disait. Et l'on se trompait.

Car peu de temps après le retour des vestiaires, le RBL a prouvé - si tant que cela fût nécessaire - qu'en football, simplicité est souvent synonyme d'efficacité. A la conclusion d'un joli mouvement collectif, Marcel Sabitzer a distillé un centre parfait depuis le côté droit. De la tête, Dani Olmo a coupé la trajectoire du ballon, qui a terminé au fond des filets (1-0, 51e). Transfuge du Dinamo Zagreb, l'ailier espagnol a mis la formation allemande sur la voie des demi-finales. Il a surtout permis à ce quart jusque-là quelque peu verrouillé de se débrider.

Sur le banc au coup d'envoi, Joao Félix est entré peu avant l'heure de jeu (58e) afin de réveiller un secteur offensif madrilène peu inspiré. Il ne lui a fallu que quelques minutes pour montrer l'étendue de son talent. Et pour remettre les siens à hauteur. Fauché en pleine surface par Lukas Klostermann, l'ancien joueur du Benfica Lisbonne s'est fait justice lui-même en transformant le penalty ainsi obtenu (1-1, 71e). On sentait alors que le vent avait tourné et que les hommes de Diego Simeone, en vieux briscards des joutes continentales, allaient prendre l'ascendant. Une fois encore, on se trompait.

Lui aussi apparu sur la pelouse en cours de seconde période (72e), Tyler Adams a bien choisi son moment pour inscrire le premier but de sa carrière en Ligue des Champions. Le tir de l'Américain a été dévié par Stefan Savic et Jan Oblak a de nouveau dû s'incliner (2-1, 88e). Globalement plus entreprenant, Leipzig a eu le mérite de toujours chercher à aller de l'avant, même lorsque l'Atlético a repris du poil de la bête. Emmenés par un Dayot Upamecano impressionnant en défense centrale, les Rotten Bullen seront les invités surprise de ces des demi-finales. Les Parisiens devront à tout prix éviter de les sous-estimer.

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