Ligue des Champions (8emes de finale aller) : Le FC Bâle, ce modèle de régularité

Ligue des Champions (8emes de finale aller) : Le FC Bâle, ce modèle de régularité©Media365

Rémi Farge, publié le mardi 13 février 2018 à 07h40

Pour la troisième fois de son histoire (en six ans), le FC Bâle disputera ce mardi les 8emes de finale de Ligue des Champions. Face à Manchester City, les chances du club suisse sont minces. Mais avec un mode de fonctionnement bien à lui, le FCB espère déplacer des montagnes.

Vu d'Europe, le FC Bâle est un bon club, régulièrement présent en Ligue des Champions. Vu de Suisse, c'est un géant. Deuxième club le plus titré du pays, le FCB a remporté 12 des 18 titres en jeu depuis 2000, et reste même sur une impressionnante série de 10 titres de champion d'affilée. Personne ne fait mieux. Pas même le Bayern Munich ou le Celtic Glasgow. Cette domination s'est bâtie sous la présidence de la richissime Giseola Oeri, de 2006 à 2011, qui a apporté au FC Bâle des moyens financiers jamais vus dans le pays. Un mécénat relayé par le puissant sponsoring de Novartis, qui permet au club entraîné par Raphaël Wicky d'afficher régulièrement un budget de près de 50 M€. Ajoutez à cela un stade d'envergure (le plus grand du pays) et un centre de formation parmi les mieux côtés du continent (Rakitic, Xhaka, Shaqiri, Embolo...), et vous obtenez un club parfaitement structuré.Sportivement, Bâle va moins bien que d'habitudeCe palmarès, cette structure, ne suffiront certainement pas à passer l'obstacle des 8emes de finale de Ligue des Champions. Présent à ce stade de la compétition pour la troisième fois de son histoire, le FC Bâle a hérité d'un très gros morceau avec Manchester City. « Si on ne regarde que les moyens financiers, nous ne vivons pas dans le même monde que les autres huitièmes de finaliste, a déclaré Raphaël Wicky. Si nous voulons réaliser quelque chose de grand sur la scène européenne, nous aurons besoin d'un match parfait. Mais nous croyons que nous sommes en mesure de le faire. » « Manchester City est pour moi le favori au titre en Ligue des Champions », complète le capitaine Marek Suchy.Surtout que le champion de Suisse en titre n'est pas dans sa meilleure forme sur le plan sportif. Seulement deuxième de son championnat à cinq longueurs des Young Boys de Berne, le FCB doit composer avec la concurrence pour la première fois depuis longtemps. Depuis la saison 2012-13, jamais un autre club n'avait été sacré champion d'automne. Et cet hiver, le grand espoir Manuel Akanji a été transféré à prix d'or à Dortmund (22 M€). Pour rattraper son retard, Bâle a mis le paquet sur son recrutement : Léo Lacroix, Samuele Campo, Alban Ajeti, Valentin Stocker et Fabian Frei sont arrivés. Ou revenus. Car pour les quatre derniers cités, il s'agit d'un retour.Le retour des anciennes gloiresLe retour au bercail, c'est l'autre marque de fabrique du FC Bâle. Le Temps résumé le modèle avec cette équation : « un tiers de jeunes formés au club + un tiers d'étrangers à fort potentiel de développement + un tiers d'anciennes gloires rapatriées = des titres en série. » Avant eux, Marco Streller, Alexander Frei, Benjamin Huggel et les frères Degen étaient aussi revenus dans leur ancienne équipe en fin de carrière. Dernièrement, la tradition s'était un peu perdue. Et à son arrivée à la présidence, Bernhard Burgener, a voulu redonner une place forte à cette identité locale.Alexander Frei a été nommé conseiller stratégique, Marco Streller a pris ses fonctions de directeur sportif, et dès cet hiver, Valentin Stocker et Fabian Frei ont donc été rapatriés dans l'effectif. Un modèle rendu possible par les bonnes relations qu'entretient le club suisse avec ses anciens joueurs. Jamais de bras de fer quand il s'agit de partir, et un suivi très rigoureux, jusqu'à la création d'un groupe Whatsapp intitulé « Exil Basler », comme le révèle nos confrères du Temps. Pour espérer revoir Ivan Rakitic ou Mohamed Salah sous le maillot bâlois, cela risque d'être un peu juste, mais pour durer sur la scène européenne, la tactique est rôdée. Pour aller plus haut, très haut même, c'est une autre histoire. D'argent, de plus en plus. Et là, la bonne image ne suffit plus.A voir aussi :>>> Toute l'actualité de la Ligue des Champions

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