La " majorité silencieuse " fait valoir son opposition au projet de réforme de la Ligue des Champions

La " majorité silencieuse " fait valoir son opposition au projet de réforme de la Ligue des Champions©Media365
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Raphaël Brosse, publié le mercredi 08 mai 2019 à 12h00

Environ 250 clubs se sont réunis mardi à Madrid afin de faire valoir leur opposition au projet de réforme de la Ligue des Champions. Tous les clubs de L1 étaient présents, à l'exception du PSG.

Quatre groupes de huit équipes et des matchs probablement organisés le week-end : voici à quoi ressemble le projet de réforme de la Ligue des Champions imaginé par l'ECA (association européenne des clubs). S'il venait à être adopté, ce schéma aboutirait à la création d'une ligue quasiment fermée, au sein de laquelle seuls les clubs les plus riches auraient droit de cité. Les championnats nationaux seraient quant à eux considérablement dévalorisés. Et c'est précisément pour s'opposer à cette éventualité que près de 250 clubs se sont réunis mardi à Madrid. « Il y a un grand mouvement d'opposition à ce projet, qui provoque un vrai tollé, remarque Olivier Létang (propos rapportés par L'Equipe). Franchement, je ne vois pas comment l'UEFA pourrait le pousser et défendre les intérêts d'une minorité. Elle prendrait un gros risque. »

Caïazzo : « Face à la dictature, il y a toujours une révolte »

Toutes les formations de Ligue 1 étaient présentes dans la capitale espagnole. Enfin, presque toutes. Favorable à la réforme, le PSG n'a pas fait le déplacement. « Paris joue contre son camp, estime pourtant le président du Stade Rennais. Il a été démontré que cette réforme est un élément destructeur des revenus des ligues. Le PSG voudrait qu'il y ait moins de richesses qui soient créées en France. C'est un non-sens. » Président de Première Ligue (le syndicat des clubs de l'élite), Bernard Caïazzo a pu faire valoir son opposition à ce projet controversé. « Je ne peux pas accepter un système dans lequel une toute petite minorité prend le pas sur une écrasante majorité, a affirmé le président du directoire de Saint-Etienne. Cela s'appelle une dictature. Et face à la dictature, il y a toujours une révolte. » Avant d'ajouter : « La majorité silencieuse a cessé de l'être. »

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