C1 (J3) / PSG-Bâle : Paris se cherchait une sentinelle, Rabiot était celle qu'il lui fallait

C1 (J3) / PSG-Bâle : Paris se cherchait une sentinelle, Rabiot était celle qu'il lui fallait©Media365
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Geoffrey Steines, publié le mercredi 19 octobre 2016 à 22h45

Thiago Motta forfait et Grzegorz Krychowiak en méforme, Unai Emery devait bricoler son milieu mercredi contre le FC Bâle (3-0). L'échec de l'expérience Marco Verratti en sentinelle l'a contraint à revoir rapidement ses plans et à repositionner Adrien Rabiot. Signe de son poids grandissant dans l'entrevue du PSG. 

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL AU PARC DES PRINCES

Unai Emery n'était plus à un essai près. A trois avec un 10, à trois avec une sentinelle, avec Thiago Motta ou avec Grzegorz Krychowiak : l'entraîneur du PSG multiplie les expérimentations depuis le début de la saison pour trouver la bonne formule au milieu de terrain. Par la force des choses, il a ajouté une nouvelle combinaison à la liste de celles éprouvées depuis juillet. Motta à l'infirmerie et Krychowiak mis de côté après sa prestation indigente à Nancy samedi (1-2), le technicien basque mettait en application son plan D, E ou F pour la réception de Bâle mercredi en Ligue des Champions (3-0). Il consistait à aligner un milieu à trois avec Marco Verratti, Blaise Matuidi et Adrien Rabiot. L'avantage, c'est qu'il associait les trois joueurs les plus réguliers dans l'entrejeu parisien cette saison. L'inconvénient, c'est qu'il obligeait à faire descendre d'un cran Verratti ou Rabiot et pouvait brider l'élu.
Verratti était mal à l'aise
L'Italien s'y est collé le premier. En son temps, Laurent Blanc avait déjà tenté le coup et n'avait pas été franchement convaincu. Il n'est pas certain qu'Emery le soit beaucoup plus. Mal à l'aise dans ce costume, échaudé par ses expériences passées, Verratti s'est cherché dans son rôle de sentinelle. Il a enchaîné les passes vers l'arrière ou latérales, s'est perdu dans son positionnement, entre la tentation de redescendre auprès de sa charnière centrale et celle de retrouver son côté droit de prédilection. Après un gros quart d'heure, il a bien envoyé une transversale précise pour Di Maria et décalé Aurier d'une inspiration dont il a le secret. Trente secondes qui diffusaient le sentiment que Verratti allait enfin lâcher les chevaux et s'imposer comme le détonateur que le PSG attendait. Sauf qu'il est trop vite retombé dans ses travers, à porter le ballon de trop et à ralentir le jeu de son équipe. A sa décharge, le numéro 6 parisien n'était pas le seul coupable.
25 minutes avant le chamboule-tout
Il n'avait pas pléthore de solutions, tant les trois attaquants s'obstinaient à faire des appels dans la profondeur plutôt que de songer à décrocher de temps à autre. C'est ainsi qu'un trou s'est ouvert entre le milieu et l'attaque, sans personne pour le boucher. Une mission normalement dévolue à Di Maria, qui s'est caché jusqu'à ce que son but ne le libère. Le pressing bas n'aidait pas non plus, tant à chaque fois il fallait remonter tout le terrain pour arriver jusqu'au but bâlois. Autre souci pour Verratti, la complémentarité avec Matuidi et Rabiot n'était pas évidente dans cette configuration. Surtout que le second avait tendance à partir de la droite pour rentrer sur son pied gauche et à marcher ainsi sur le territoire dévolu au « Gufetto ». Voilà pourquoi Emery a changé son fusil d'épaule au bout de 25 minutes de brouillon footballistique, après une énième incompréhension dans le placement entre Verratti et Matuidi. Il a replacé Rabiot devant la défense, ce que Blanc privilégiait la saison passée en cas de force majeure, avec ses deux compères devant lui et sur leur bon pied.
Rabiot fait tout, et le fait bien
Ça n'a pas solutionné tous les problèmes du PSG, dont le bloc a mis le temps avant de se solidifier. Mais il s'est mis à récupérer le ballon plus haut et a profité du volume de jeu indécent de Rabiot, capable de gratter, de se projeter vers l'avant et d'être à la conclusion des actions. C'est lui qui a donné l'avant-dernière passe pour Matuidi sur le premier but parisien (40eme), encore lui qui a lancé son compatriote sur celui du break (62eme). L'enfant du Camp des Loges a pris une telle dimension depuis un an qu'il fait tout bien. Il a stabilisé à lui seul l'édifice. Sa présence rassurante a redonné de la liberté au duo Verratti-Matuidi, habitué à apporter le surnombre et à harceler le porteur du ballon. Pour autant, ça n'a pas limité son impact offensif, comme sur cette frappe puissante obligeant Tomas Vaclik à la parade (28eme) ou cette folle course vers l'avant en fin de match (83eme). Plus que tous les autres, Rabiot est désormais le milieu indispensable au bon fonctionnement de la machine PSG. C'est l'enseignement principal de la dernière expérimentation d'Emery. Au moins elle n'aura pas été inutile.

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