Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 05 novembre 2025 à 10h13
L'entraîneur du Bayern savoure la portée de la victoire bavaroise à Paris (1-2) tout en rappelant qu'il n'y a même pas encore eu deux mois de compétition...
La célébration des Bavarois, mardi au coup de sifflet final sur la pelouse du Parc, était presque digne d'une qualification pour une finale de Ligue des champions. "C'est les émotions et le travail qui paie", résume le coach Vincent Kompany, qui tempère malgré la série parfaitement historique de seize victoires d'affilée toutes compétitions confondues pour débuter la saison, une première pour un club du top 5 européen. "Je dis à mes joueurs de ne pas trop y croire, comme je leur dis de ne pas se laisser abattre quand on perd et que c'est le drame... On a gagné seize matchs, mais il faut immédiatement considérer qu'on repart de zéro. On ne gagne pas la Ligue des champions en novembre, sinon on l'aurait peut-être gagnée l'an dernier..."
"J'espère que ce ne sera pas aussi grave que Musiala"
Vincent Kompany rappelle que ses joueurs avaient été critiqués la saison passée pour avoir tenu le 0-0 à Leverkusen, après leur victoire 3-0 en huitièmes de finale aller : "On ne méritait pas ces critiques, car ça dépend de la situation du match. Si le match le demande, comme celui-là, c'est comme ça. On le travaille aussi à l'entraînement, même si on veut vraiment jouer comme on l'a fait en première période." Quant à la blessure d'Achraf Hakimi, l'ancien joueur belge est désolé et rappelle que "Luis Diaz n'a pas fait exprès". Tout en rappelant un passé récent, ce qu'a d'ailleurs fait Luis Enrique également : "J'espère que ce ne sera pas aussi grave que Jamal Musiala." L'international allemand s'était cassé la jambe sur un contact anodin avec Gianluigi Donnarumma, en quarts de finale du Mondial des clubs (2-0 pour le PSG) aux Etats-Unis.
"C'est tout à fait dommage, il y a de l'intensité dans les deux sens. J'espère qu'il reviendra très vite et qu'il puisse continuer à faire valoir son talent pour le PSG et le Maroc. Mais c'est le sport de haut niveau, ça va à une vitesse incroyable et ce n'est pas toujours facile à éviter..." Tout comme le danger global offert par le club de la capitale, dans ce qui a tendance à devenir un nouveau classique entre les deux géants européens : "Il n'y a pas de demi-mesure face à cette équipe, ça se joue sur un fil. Le pressing est toujours total. Et quand deux équipes s'affrontent avec presque la même idée, on ne sait jamais dans quel sens peut tourner le feu d'artifice."













