A son aise dans la lumière, l'OL veut s'y réinstaller

A son aise dans la lumière, l'OL veut s'y réinstaller©Media365
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Geoffrey Steines, publié le mardi 19 février 2019 à 07h10

Brillant dans les grands matchs ces dernières années, l'OL retrouve ce mardi les 8emes de finale de la Ligue des Champions après 7 ans d'absence par une affiche contre le FC Barcelone (21h00). Avec l'ambition que ce rendez-vous marque le renouveau de Lyon au très haut niveau européen.

Avant de s'appeler le Parc OL puis le Groupama Stadium, l'enceinte qui a succédé à Gerland avait un autre nom de code : le Stade des Lumières. Il était bien nommé par rapport à l'histoire de Lyon avec les frères du même patronyme. Mais il l'était aussi par rapport à l'ambition de l'OL qui allait avec sa construction : revoir la lumière, à traduire par le désir de redevenir ce club compétitif en Ligue des Champions qu'il était au cœur des années 2000. Après sept années à courir après un 8eme de finale dans la compétition, en partie parce qu'il fallait réduire la voilure pour financer ce « formidable outil connecté », comme aime à le décrire Jean-Michel Aulas, voilà que les Lyonnais disputeront mardi (21h00) leur premier match à élimination directe dans le Parc OL/Groupama Stadium/Stade des Lumières. Un rendez-vous d'autant plus particulier que l'affiche sera de prestige, avec la venue en ville, ou plus précisément à Décines-Charpieu, d'un quintuple vainqueur de l'épreuve : le FC Barcelone.

Même pas 24 ans de moyenne d'âge

Sur le papier, l'ampleur du défi a de quoi effrayer l'OL, qui fait quasiment figure de bizuth à ce niveau, tant il doit se contenter de miettes sur la scène européenne depuis une décennie. Sauf que les jeunes Lyonnais n'ont peur de rien. Du haut de leurs 23,67 ans de moyenne d'âge, un chiffre qui ne reflète que partiellement la réalité d'un effectif où aucun milieu ou attaquant n'a plus de 25 printemps au compteur, ils n'aiment rien tant que les gros matchs. Ils ont vaincu le PSG deux fois sur les trois dernières saisons, se sont imposés à l'Etihad Stadium contre Manchester City en septembre (1-2), ont régulièrement dominé Marseille ou Monaco en L1. S'ils ont le défaut de leurs qualités, avec une irrégularité qui leur cause de perdre de temps en temps les pédales contre plus faibles qu'eux, les Gones ont prouvé à maintes reprises que la lumière ne les éblouissait pas. Bien au contraire. Elle les galvanise, les porte et il ne fait pas bon être un grand d'Europe à l'heure de croiser leur route.

Un rêve de Ligue des Champions sous cinq ans

Mais ce n'est pas seulement rivaliser avec eux que souhaite l'OL, c'est réintégrer cette caste très fermée. Un objectif à moyen terme, que Jean-Michel Aulas a matérialisé ainsi dans un entretien accordé au Figaro : « Dans cinq ans, j'espère qu'on aura gagné une Coupe d'Europe. (...) Je ne veux pas lâcher avant d'avoir remporté la Ligue des Champions. » Pour un club qui n'avait plus atteint les 8emes de finale depuis 2012, le but final parait surdimensionné. Mais le « business model » adopté par Aulas, en pleine adéquation avec le fair-play financier, doit replacer rapidement l'OL sur la carte du football européen. Un exploit contre le FC Barcelone, qui ne semble pas si utopique sur le papier, l'y aiderait grandement, au moins pour accélérer le processus. Mais Lyon est surtout là pour baigner à nouveau dans cette lumière dont il n'est plus habitué à la puissance et qui aveugle parfois même les plus ambitieux. Dans l'espoir de ne plus jamais avoir à attendre sept ans pour la revoir.

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