Le président Perdrier ne manque pas d'ambition

Le président Perdrier ne manque pas d'ambition©PANORAMIC, Media365
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, publié le mercredi 10 février 2016 à 16h40

Un peu plus d'un an après son arrivée à la présidence du Nîmes Olympique, Christian Perdrier dresse un état des lieux plutôt positif du club gardois. Et le successeur de Jean-Marc Conrad se montre même ambitieux.

Qui aurait mis un sou sur le Nîmes Olympique il y a encore six mois ? Maintenu en Ligue 2 malgré l'affaire des matchs truqués, le club gardois a débuté la saison avec huit points de pénalité et un effectif amputé de ses meilleurs joueurs. Et à treize journées de la fin du championnat, l'exploit est en marche puisqu'il y a dix jours, les hommes de Bernard Blaquart sont sortis de la zone rouge pour la première fois de la saison. Pour en arriver là, Christian Perdrier, nommé président en 2014 après le départ de Jean-Marc Conrad, a dû faire des choix forts en coulisses, comme il l'explique ce mercredi dans les colonnes de Midi Libre. « J'ai mis en place 90% des recommandations que j'avais faites : la réorganisation de l'actionnariat, la réorganisation administrative avec moins de monde mais des gens plus performants, et celle du secteur sportif, raconte le président des Crocos. Aujourd'hui, je ferais peut-être les choses différemment. Mais il était indispensable de créer un électrochoc et de constituer une équipe à 100% dévouée au club. J'ai fait beaucoup de malheureux, de mécontents, mais quand on est président et que l'on doit redresser une situation, on ne se fait pas que des amis. J'assume les inimitiés, comme d'avoir divisé par deux le nombre d'invitations au stade. »

« Depuis 18 mois, on a géré l'urgence »
Grâce aux fonds injectés par Rani Assaf, un informaticien fortuné devenu il y a peu actionnaire majoritaire, le Nîmes Olympique a réussi à passer sans encombre le scandale des matchs truqués. Et maintenant qu'il s'est extirpé de la zone rouge, le club gardois espère assurer son maintien le plus rapidement possible, avant de nourrir d'autres ambitions, autrement plus élevées. « Depuis 18 mois, on a géré l'urgence. On n'est pas passé loin de la cessation de paiement, on a perdu beaucoup de partenaires, il y a eu la bataille d'actionnaires. On a posé les fondations. Maintenant, on va commencer à construire, précise Christian Perdrier. 2016, c'est l'année 0. 2017, l'année du 80eme anniversaire, ce sera l'année 1. Le projet, c'est de faire de Nîmes Olympique un club du 21eme siècle. Il doit faire sa mue. Il y a le sportif, l'émotionnel, mais un club, c'est avant tout une société qui doit être financièrement viable et équilibrée, tout en respectant les valeurs traditionnelles. »

Exit le Nîmes Olympique, dîtes N.O. !
Et pour le président nîmois, l'avenir de son club ne peut s'écrire qu'en haut de l'affiche, en Ligue 1. Car vingt ans après le bref passage des Crocos parmi l'élite, les coéquipiers de Larry Azouni ambitionnent de côtoyer à nouveau le PSG, Marseille et consorts. « Avec M.Assaf, on se doit de replacer Nîmes à sa vraie place dans le paysage du football français, en Ligue 1. Mais on doit avoir des bases, nuance le président. Le but, c'est de monter pour ne pas redescendre. J'entends parler de l'OM, du PSG, de l'OL, du Real… Un jour, j'aimerais que l'on ne parle plus du Nîmes Olympique mais du N.O… Cela voudrait dire que l'on est devenu un grand club. » Deux lettres peuvent-elle suffire à redorer le blason d'un club ? A en croire le président Perdrier, cette petite retouche pourrait symboliser la nouvelle ère de Crocos à nouveau affamés.

 
2 commentaires - Le président Perdrier ne manque pas d'ambition
  • On attend cette équipe sympathique avec un président sérieux et une bonne équipe d'entraineurs autour de Bernard Blacqart au plus haut niveau.

  • Et oui comme sous l' ère de Kader Firoud avec ses joueurs comme Pierre Barlaguet , Rahis, Skiba, Akesbi, Bettache , Landi Chilan , et plus tard un des défenseurs JPAdams que j'ai vu évoluer à l'Entente Bagneaux Fontainebleau Nemours , Un joueur dans l'équipe de l'armée , à Montargis (Caserne GUDIN ex EAT ) Je l'ai très bien connu et je compatis avec sa famille.

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