ASNL : Les confidences de Jourdren

ASNL : Les confidences de Jourdren©Media365

Rémi Farge, publié le mardi 10 octobre 2017 à 11h10

En quelques semaines à Nancy, Geoffrey Jourdren a offert à ses détracteurs un condensé de ce qu'il y a de plus mauvais chez lui.

Des performances sportives discutables, des déclarations médiatiques inappropriées et surtout un accès de colère terrible, lors d'un déplacement à Brest. Provoqué par les supporters adverses, le gardien nancéien a disjoncté au coup de sifflet final en envoyant un ballon en direction de la tribune. La sanction a été sans appel : dix matchs de suspension, la peine maximale possible. « C'est une très longue suspension. La plus longue jamais prononcée, souffle l'intéressé dans les colonnes de L'Est Républicain ce mardi. C'est exceptionnel. Je la trouve disproportionnée. Je m'attendais à quatre ou cinq matchs. Quand j'ai vu que c'était dix, j'étais choqué. Comparé à d'autres, c'est injuste. Zlatan (Ibrahimovic) avait insulté la France et n'avait pris que deux matches. Pareil pour le Lyonnais (Marcelo). Il n'a pris qu'un match alors qu'il a fait valser le carton de l'arbitre, même accidentellement. Ce que j'ai fait ne vaut pas dix fois ça », estime Geoffrey Jourdren.

« Lors de mon passage devant la commission de discipline, j'ai dévoilé tout ce que j'avais sur le cœur. Tout ce que je ressentais. Il y avait des circonstances atténuantes. Mais les gens de la commission n'y ont pas été sensibles », raconte-t-il, en mettant en avant sa difficulté à se remettre de son départ de Montpellier et l'éloignement avec sa famille. « J'ai pété un plomb. C'est la première fois de ma carrière que ça m'arrive. Mais j'ai tout de même pris très lourd. » Pour l'ancien Montpelliérain, aucun doute, son image a joué en sa défaveur : « J'ai payé pour mon image. Elle est exécrable. Je vais mourir avec », lâche-t-il. Geoffrey Jourdren vient de purger la moitié de suspension. Son retour est prévu le 11 novembre pour l'entrée en lice de l'ASNL en Coupe de France. Mais sera-t-il titulaire en lieu et place de Sergey Chernik ? « C'est à l'entraîneur de faire ses choix. Je n'ai aucun statut, prévient Jourdren. J'aurai juste envie de retrouver la compétition, de vivre de nouveau des mises au vert et de jouer, bien sûr. Mais je ne demande rien. »

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