L2 - Lens : Tout oublier le temps d'assurer le maintien

L2 - Lens : Tout oublier le temps d'assurer le maintien©Media365
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Geoffrey Steines, publié le lundi 02 avril 2018 à 08h36

Malmenés par leurs supporters ces dernières semaines, les Lensois les retrouveront lundi contre Châteauroux (20h45). Après une trêve qui doit avoir servi à nettoyer les têtes, ils auront cette fois droit au soutien du public nordiste. Comme un symbole de la mobilisation générale.

La trêve internationale ne pouvait pas mieux tomber pour Lens. Le RCL sortait d'un cinquième match consécutif sans victoire toutes compétitions confondues, un revers à Reims (3-1) et le conflit larvé opposant les joueurs aux supporters franchissait une nouvelle étape avec les accusations graves formulées par les Red Tigers à l'encontre d'Abdallah Zoubir. Malgré les injonctions de l'association, l'attaquant lensois fait d'ailleurs toujours partie de l'effectif. Ce n'était qu'un nouvel épisode d'une montée en tension constante depuis des semaines, à l'image de la réception houleuse de Bourg-en-Bresse. Une grève des encouragements, des banderoles vindicatives et une défaite au final (0-1) : la rupture semblait consommée. Mais quinze jours sans match se sont écoulés depuis et les Lensois retrouveront lundi Bollaert-Dellelis pour la réception de Châteauroux en clôture de la 31eme journée de L2 (20h45) dans une ambiance a priori moins hostile.Pas d'« union sacrée », mais le soutien des supportersDans un communiqué cosigné par toutes les associations de supporters du club nordiste vendredi, le soutien du public a été réaffirmé, le temps d'assurer le maintien en L2. « Les supporters étaient là hier, ils sont là aujourd'hui et, contrairement à bon nombre de joueurs, ils seront encore là demain, est-il écrit. C'est pourquoi nous entendons bien être présents et animer les tribunes jusqu'à ce que le maintien soit définitivement acquis et ainsi sortir notre club de l'ornière. Non, il n'y aura pas d'union sacrée avec les personnes qui ont pu salir nos couleurs tout au long de la saison. Si aujourd'hui nous revenons c'est uniquement pour ce blason, ce club. La situation est bien trop grave pour baisser les bras et laisser l'institution à l'abandon. » « Ils disent qu'ils vont maintenant encourager l'équipe, s'est félicité Eric Sikora samedi en conférence de presse. Dans la tête des joueurs, c'est un poids en moins. À nous de faire ce qu'il faut, de lutter pour de nouveau emmener nos supporteurs avec nous, comme ils l'ont fait depuis le début de saison et comme ils le font depuis toujours. »Lombard auprès du groupe en coach mentalC'est une question de survie pour ce club champion de France il y a pile 20 ans. Il n'a même jamais connu le National dans toute son histoire. Alors si les supporters ne veulent pas entendre parler d'« union sacrée », l'heure est à la mobilisation générale. Les Lensois ont mis tous les atouts de leurs côtés pour laver les têtes. Ils sont notamment partis en stage trois jours au Touquet, entre joueurs restés pendant la trêve internationale. « Ce stage n'était pas pour resserrer les liens, mais pour partager un moment de vie ensemble, ce qui ne pouvait que nous faire du bien », a précisé Sikora. L'entraîneur du RCL avait invité pour l'occasion Thomas Lombard, en qualité de coach mental. « Cela a permis aux joueurs d'écouter et de se dire aussi que le discours de Thomas était quasiment le même que le mien. J'espère que ce stage et cette réunion ont permis à certains de se livrer. » « Ils ont pris un engagement verbal, maintenant, il faut qu'ils aient un engagement par les actes sur le terrain », a assuré l'ancien rugbyman sur RMC Sport.Cinq matchs à domicile sur huitIl le faudra pour éviter le pire dans le sprint final. La victoire de Quevilly-Rouen au Havre vendredi (0-2) a accentué la pression de victoire sur le groupe artésien, qui n'a plus que trois points d'avance sur le barragiste et sur le premier relégable. Mais les Sang et Or auront l'avantage de recevoir cinq fois sur les huit dernières journées, avec notamment la venue de Nancy à Bollaert-Dellelis la semaine prochaine dans un duel entre clubs historiques du football français en danger pour leur avenir. Avant cela, Sikora mise sur la venue de Châteauroux dans le Nord pour engranger des points, malgré les dynamiques opposées des deux équipes. « On a été capables lors de la première partie de championnat de gagner ce match qui nous a permis de bien finir l'année 2017. Je ne vois pas pourquoi, en remettant les mêmes ingrédients, cela ne tournerait pas en notre faveur. On ne peut pas se permettre de ne pas être à 100%. » Et c'est plus facile de l'être quand tout un club pousse dans le même sens pour.

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