Le Mans - Videira : « Malgré nos faibles moyens, on se doit d'être ambitieux »

Le Mans -  Videira : « Malgré nos faibles moyens, on se doit d'être ambitieux »©Icon Sport, Media365

Clément Pédron, Media365 : publié le jeudi 06 août 2026 à 10h46

Promu en Ligue 1 pour la saison 2026-2027, Le Mans s'apprête à renouer avec son passé, après avoir goûté à l'élite du football français pour la première fois en 2003. Avec six exercices en première division, le club manceau espère faire perdurer la dynamique positive.

Promis, il n'y a plus aucune montée à aller chercher après la Ligue 1 ! Cette phrase peut prêter à sourire mais elle rappelle la belle histoire du Mans depuis deux saisons. Après plusieurs années en milieu de tableau de National 1 (désormais Ligue 3) - ce qui était déjà très bien après la rétrogradation en DH par la DNCG en 2013 - le club manceau est rené de ses cendres et a décroché une montée en Ligue 2 au sortir de l'exercice 2024-2025 grâce à sa deuxième place derrière Nancy. Et au bout de l'exercice suivant le LMFC a de nouveau composté son ticket pour l'étage supérieur là-encore en terminant deuxième, derrière Troyes.

À un peu plus de deux semaines de l'ouverture du bal avec une réception du Stade Brestois, la formation sarthoise peaufine sa préparation sous les ordres de Patrick Videira en poste depuis mai 2024. « Quand on parle du Mans, c'est l'époque des Didier Drogba et Gervinho qui revient, glisse l'entraîneur dans des propos rapportés par L'Équipe. Je l'ai connue. Mais avant de venir, je connaissais surtout les 24 Heures du Mans. Maintenant, il y a aussi le MSB (basket). C'est une ville avec une vraie culture sportive. Le Mans méritait de retrouver la Ligue 1 après toutes ses années. Il faut en profiter parce qu'on sait très bien que dans le monde du football, ça va très vite. »

Videira : « Ne pas brûler les étapes »

Évidemment, tout le département est impatient à l'idée d'assister au retour de son équipe dans l'élite. Le plus dur est évidemment à venir, surtout dans la peau d'un promu. Mais Patrick Videira ne l'entend pas de cette oreille et préfère se souvenir du chemin parcouru jusqu'à présent. « On me dit souvent qu'être coach de Ligue 1, c'est difficile, explique l'intéressé. Je le sais. Mais je n'ai pas oublié le National, qui est aussi très dur, comme la Ligue 2. Il faut savoir souffrir à un moment donné. La difficulté doit être notre essence, ça fait partie de notre mentalité. »

En février dernier, le fonds d'investissement brésilien Outfield est devenu actionnaire majoritaire après avoir été actionnaire minoritaire lors de son arrivée six mois auparavant. Pour autant, à en croire l'entraîneur, aucun objectif n'a été fixé par la direction qui préfère offrir du temps avant de donner le cap. « On n'en a pas discuté avec le club, mais moi, je m'en pose tout le temps (des objectifs), stipule Videira. C'est moi qui me mets la pression au quotidien, avec une exigence, une remise en question permanente. Ce qui va être surtout important, c'est de ne pas brûler les étapes, de rester fidèle à ce qui nous a permis d'arriver là, avec beaucoup d'humilité. Malgré nos faibles moyens, on se doit d'être ambitieux au quotidien. Il faut avoir la volonté d'aller gagner des matches. Les points et le classement suivront. »

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