L1 : L'incroyable anecdote de Patrick Guillou

L1 : L'incroyable anecdote de Patrick Guillou©Panoramic, Media365

Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le dimanche 29 août 2021 à 15h53

L'ancien défenseur français Patrick Guillou livre une très étonnante anecdote dans L'Equipe, dimanche. Elle remonte à l'époque où il évoluait à Sochaux.



Patrick Guillou a fait les beaux jours de Sochaux, Saint-Etienne ou Rennes. L'ancien défenseur, aujourd'hui consultant pour beIN Sports après l'avoir été sur Canal+, évoque ses souvenirs dimanche dans L'Equipe et cela s'avère assez gratiné. Celui qui est né en Allemagne et a débuté dans les rangs de Bochum en 1990-91 révèle ainsi une incroyable anecdote dont il n'avait jamais parlé publiquement.

Une torsion du... testicule

Il évoluait alors à Sochaux (D2 puis D1 de 2000 à 2002). « À Sochaux, veille de match contre Martigues, je sors de la voiture, je me tords de douleur. Je me traîne jusqu'à la maison, raconte Patrick Guillou, âgé aujourd'hui de 51 ans. J'avais une torsion du testicule ! Au téléphone, le médecin du club me dit : "Fais-toi couler un bain chaud ! On a vingt-quatre heures sinon tu peux le perdre." Le doc vient à la maison et glisse la main dans le bain pour me masser, on déconne : "Oh doc, vous avez une belle moustache." J'appelle René Lobello (adjoint de Jean Fernandez, alors coach de Sochaux) le soir pour lui dire que je suis dispo mais je lui fais promettre de ne rien dire à l'équipe. Évidemment, le lendemain, je rentre dans l'avion, tout le monde a la banane. Je prends alors le micro : "Bon, vu vos sourires, vous savez tous que j'ai eu une torsion d'un testicule. Oui, le doc m'a trifouillé, le sujet est clos." Fou rire extraordinaire dans l'avion. »

Alex Dias, « un branleur et un feignant sans nom »

L'ancien défenseur narre également que le joueur le plus « fort » avec lequel il a évolué se nommait Alex Dias à Saint-Etienne (1999-2001 et 2002-03). « Un branleur et un feignant sans nom, énumère Guillou, sacré champion de France de D2 en 1999 et 2001. Il vivait la nuit, dormait aux entraînements, quand il venait. Le mardi, il avait mal au dos, aux mollets. (Il prend l'accent brésilien.) "Coach, mal à la tête, moi pas très bien." Mais il fallait le prendre comme il était, un artiste des pieds, une adresse redoutable dans les petits jeux, devant le but et le samedi, il était là. Mais tu ne peux en avoir qu'un comme lui dans une équipe. À un moment, le groupe voulait le virer mais je leur avais dit "vous êtes des débiles mentaux, il nous fait gagner des matches !" »

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