Thomas Siniecki, Media365 : publié le samedi 01 novembre 2025 à 12h10
Les Corses sont toujours derniers de Ligue 2, mais ils ne comptent plus que quatre points de retard sur le seizième (et barragiste) Boulogne-sur-Mer, qui plus est avec un match de moins. L'espoir revient enfin.
Le fameux choc psychologique a encore fonctionné. Dès son premier match sur le banc de Bastia, le nouveau coach intérimaire Michel Moretti (homonyme de l'ancien président historique d'Ajaccio, décédé en 2008) a trouvé le chemin de la victoire contre Clermont (1-0), la première de la saison après onze rencontres sans succès : "C'est un mélange de soulagement et de fierté. Les joueurs ont montré du caractère. Le public nous a soutenus de la première à la dernière minute, et ça nous a aidés." Au coup de sifflet final, sa première pensée s'est dirigée vers Benoît Tavenot, licencié et donc il était l'adjoint.
Moretti : "Il ne faut pas s'emballer"
"C'était lourd à porter, mais je pense que le plus heureux, c'est lui. Il m'a encore envoyé un message avant le match, c'est vous dire le genre de personne que c'est... Une grosse pensée pour lui et pour 'Fred' Antonetti, qui a décidé de partir. Les joueurs ont été impactés par les départs, mais on est au service du club." La lanterne rouge a vite préparé le match et choisi un système qui pouvait s'adapter à toutes les compositions adverses, explique encore le jeune technicien (36 ans) : "Et au final, on a réussi à faire basculer le match. Il ne faut pas s'emballer : ce n'est que notre première victoire et on va se projeter sur la suite. Si on garde cet état d'esprit, les choses se décanteront."
Sur beIN SPORTS, le buteur Dumé Guidi se moquait bien de la manière : "Je ne sais pas si on a été beaux, d'ailleurs je m'en fous, je vous le dis franchement." Le défenseur est surtout heureux du collectif qui a montré les vraies valeurs du Sporting, à savoir selon lui l'abnégation, la combativité et l'état d'esprit : "C'est ce qu'il nous faudra jusqu'à la fin de la saison. C'est une première pierre. On s'est dit qu'on allait assumer, le coach était un très gros travailleur et un amoureux du club." L'intéressé assure que Tavenot aurait pété les plombs si les joueurs n'avaient pas montré une certaine mentalité, du travail et un état d'esprit, ce qui prouve bien que tout n'était pas à jeter.














